Décret sur le « tourisme de naissance » signé par Donald Trump
(Washington) Donald Trump a signé jeudi un décret visant à empêcher le « tourisme des naissances », une pratique où des femmes étrangères accouchent aux États-Unis afin que leur enfant obtienne la nationalité américaine. Ce décret s’inscrit dans une nouvelle tentative de remise en cause du droit du sol.
Le président américain a déclaré vouloir procéder à des « ajustements » après une décision qu’il a qualifiée de « très malheureuse » de la Cour suprême. Cette dernière a affirmé que les enfants nés aux États-Unis de parents « présents illégalement ou temporairement » sont « citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement » de la Constitution.
Il y a un peu plus d’un mois, la plus haute juridiction américaine avait annulé un précédent décret de Donald Trump, qui visait à supprimer le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière. Cette me était emblématique de la politique d’immigration très restrictive mise en œuvre par le président républicain, bien que de nombreux experts aient anticipé qu’elle serait rejetée par la Cour suprême.
Dans un échange avec la presse dans le bureau Ovale, Trump a exprimé sa conviction que sa nouvelle offensive pour limiter le droit du sol serait jugée conforme à la Constitution. Son conseiller Stephen Miller, influent dans la politique anti-immigration de Trump, a qualifié le « tourisme des naissances » d’« abus grave et flagrant » du droit américain.
Les spécialistes notent cependant que ce phénomène reste marginal par rapport aux plus de 250 000 naissances annuelles d’enfants d’immigrés en situation irrégulière ou de résidents temporaires aux États-Unis. Miller a également indiqué que le gouvernement américain « étendait » les catégories de personnes exclues du droit du sol, incluant des « membres d’organisations terroristes » ou des individus « agissant pour le compte de gouvernements étrangers ».
Les implications exactes de ces nouvelles mes, dans un contexte où des restrictions au droit du sol existent déjà, demeurent floues.
Source : Agence de presse internationale



