Guerre en Iran : la pénurie de missiles américains fis le tandem Donald Trump

Guerre en Iran : la pénurie de missiles américains fis le tandem Trump-Hegseth

La guerre en Iran met en lumière une nouvelle fracture au sein de l’administration Trump. Selon des informations du Washington Post, le président américain aurait vivement interpellé son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, lors d’une réunion à Camp David, après avoir découvert que les stocks de munitions américaines étaient plus faibles que prévu. Trump se serait emporté, affirmant qu’il pensait que le problème avait été « réglé », alors que ces pénuries continuent de limiter les options militaires des États-Unis.

Cet échange, rapporté par deux personnes informées, s’est déroulé en marge d’une réunion du cabinet le 31 juillet. Le président aurait demandé des explications sur une situation qui, selon lui, lui aurait été présentée de manière incomplète, notamment concernant l’état des réserves de missiles, y compris les armes guidées à longue portée et les systèmes de défense aérienne.

Cette question des stocks est devenue centrale dans les choix militaires de Washington. Les pénuries de certaines munitions expliqueraient en partie pourquoi Trump aurait renoncé à de nouvelles frappes massives contre l’Iran. Il a ainsi affirmé avoir ordonné puis annulé « la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale », dans l’attente de nouvelles négociations sur le détroit d’Ormuz. Parallèlement, il a assuré que les États-Unis disposaient de « quantités massives » de munitions, qualifiant les informations sur les pénuries de trahison.

Derrière cette polémique se cache un problème industriel et militaire plus profond : la capacité de l’armée américaine à reconstituer rapidement ses réserves. Au cours des premières semaines du conflit, les États-Unis auraient consommé des volumes considérables de missiles, avec plus de 850 missiles de croisière Tomahawk et plus de 1 000 missiles destinés aux systèmes Patriot et THAAD utilisés durant le premier mois des combats. L’armée américaine aurait également tiré plus de 1 300 missiles balistiques tactiques.

À Camp David, alors que Trump confrontait Hegseth au sujet des stocks d’armes, ce dernier aurait rejeté la responsabilité des pénuries sur son adjoint, Stephen Feinberg, qu’il aurait accusé de ne pas avoir tenu le président informé de la situation. Pour le Washington Post, cet échange met en lumière la frustration croissante de Trump envers son secrétaire à la Défense, qui avait pourtant été un fervent partisan d’une action militaire contre l’Iran.

Officiellement, tout va bien entre Trump et Hegseth. Sean Parnell, porte-parole du Pentagone, a démenti les allégations concernant l’épuisement des stocks et les désaccords internes, qualifiant ces informations de pure invention. Plus de cinq mois après le début du conflit, alors que 18 militaires américains ont été tués et des centaines d’autres blessés, l’Iran et les États-Unis demeurent dans l’impasse, révélant des tensions croissantes au sein de l’appareil américain.

Source : Washington Post

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