Londres vient de valider la mégafusion entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery. Un feu vert de plus pour le futur géant du divertissement, mais qui ne règle en rien le vrai problème : aux États-Unis, la justice prend son temps et l’addition commence à faire très mal.
Le gouvernement britannique et l’autorité de la concurrence ont donné leur feu vert sans condition à l’acquisition de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance pour 110 milliards de dollars. Cette décision suit les approbations précédentes de l’Union européenne et du ministère de la Justice américain.
Les régulateurs ont estimé que le futur groupe ferait face à une concurrence suffisante sur le marché d’ici le 6 août 2026. Paramount s’est engagé à préserver l’indépendance éditoriale de ses chaînes d’information.
Un bras de fer à 7 millions de dollars par jour pour Warner et Paramount
Malgré ces approbations, la justice américaine reste un obstacle majeur. Une coalition de 12 États américains, dirigée par la Californie, ainsi que le syndicat des scénaristes, ont intenté une action en justice pour stopper le rachat, le considérant comme une menace pour la concurrence. Le début du procès est prévu pour le 2 mars 2027.
Le contrat stipule que le bouclage devait avoir lieu au 30 septembre. En cas de retard, Paramount devra verser des « ticking fees » de 7 millions de dollars par jour, soit environ 650 millions par trimestre. Avant même de prendre possession de Warner, Paramount pourrait donc accumuler plus d’un milliard de dollars en pénalités.
Si le procès ne se déroule pas en faveur de Paramount et que le rachat échoue, la société pourrait faire face à un chèque d’abandon de 7 milliards de dollars.
Pourquoi Paramount s’obstine
La direction de Paramount exprime son agacement face aux blocages aux États-Unis, alors que de nombreux pays ont déjà validé l’opération. La stratégie demeure inchangée : pour rivaliser avec les géants de la technologie et du streaming, il est essentiel de renforcer sa position sur le marché.
La question demeure de savoir si le groupe aura les ressources financières nécessaires pour traverser cette période d’incertitude jusqu’au verdict dans un an et demi.
Source : Numerama



