Cette course au gigantisme sert à enrichir la FIFA
À la veille de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada, la compétition s’annonce comme la plus polluante de l’histoire du football, avec 48 équipes et des distances considérables à parcourir pour les spectateurs. Jérôme Latta, cofondateur des Cahiers du football et journaliste à Alternatives économiques, souligne que cette édition illustre les dérives du football professionnel, marquées par le gigantisme et la financiarisation.
Contexte factuel
La Coupe du monde 2026 sera la première à accueillir 48 équipes, un changement majeur par rapport aux 32 équipes précédentes. Cette expansion est justifiée par un discours d’ouverture à de nouvelles nations et de redistribution des revenus pour « développer le football ». Cependant, cette logique de croissance économique illimitée étouffe les considérations écologiques. Selon Latta, les déplacements aériens des spectateurs pèseront lourd dans le bilan carbone, rendant cette édition particulièrement préoccupante sur le plan environnemental.
Données ou statistiques
Les estimations de bilan carbone pour cette Coupe du monde indiquent qu’elle sera la plus polluante de l’histoire, principalement en raison des déplacements aériens. Contrairement à la Coupe du monde 2022 au Qatar, qui avait nécessité la construction de nouveaux stades, cette édition ne nécessite pas d’infrastructures supplémentaires, mais cela ne compense pas l’impact du transport aérien. De plus, le WWF estime qu’un réchauffement climatique de +4 °C pourrait rendre environ 60 jours de pratique sportive impossibles chaque année à la fin du siècle.
Conséquence directe
Cette course au gigantisme, alimentée par des intérêts financiers, soulève des questions sur la durabilité du modèle actuel du football et sur l’impact environnemental des grandes compétitions sportives. La FIFA, en s’associant à des géants pétroliers comme Aramco, illustre cette évolution vers une exploitation géopolitique du sport, au détriment des considérations écologiques.
Source : Reporterre
