Mortalité infantile en France : un rapport alarmant révèle une hausse inquiétante
Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié début août 2024 met en lumière une augmentation préoccupante de la mortalité infantile en France. En effet, plus de 4 bébés sur 1 000 sont décédés avant leur premier anniversaire, plaçant le pays parmi les derniers du classement européen en matière de mortalité infantile.
La France, qui occupait la troisième position en 1996, se retrouve désormais à la 23e place. Les auteurs du rapport soulignent qu’« si la France avait un niveau comparable à celui du Portugal ou de l’Italie, un millier de décès par an seraient évités ». Cette situation est particulièrement alarmante pour un pays développé.
Les causes de cette hausse sont multiples. Elle concerne principalement des nourrissons décédant avant leur 27e jour. Le rapport note également que les inégalités sociales et territoriales jouent un rôle significatif dans cette problématique. La mortalité infantile touche davantage les foyers pauvres, où les femmes enceintes sont souvent plus âgées et atteintes de maladies chroniques comme le diabète et l’obésité.
Par ailleurs, la concentration des soins dans de grandes maternités a été critiquée. En Île-de-France, où les infrastructures sont bien développées, les taux de mortalité infantile sont particulièrement élevés. Les auteurs du rapport estiment que cette politique est dépassée et ne répond pas toujours aux besoins des familles.
Pour remédier à cette situation, le rapport recommande de renforcer les actions préventives avant la naissance, notamment en désignant un professionnel de santé référent pour le suivi des grossesses. Le ministère de la Santé a lancé une mission sur la périnatalité, dont les conclusions sur l’offre des maternités sont attendues d’ici octobre.
Source : Inspection générale des affaires sociales (Igas)


