Iran : dans l'ombre de la guerre au Moyen-Orient, les exécutions s'accélèrent

Iran : Dans l’ombre de la guerre au Moyen-Orient, les exécutions s’accélèrent

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, dirigé par Volker Türk, a dénoncé une intensification des exécutions en Iran, qualifiant cette pratique de moyen pour « semer la peur au sein de la population et réprimer la dissidence ». Selon ses déclarations, au moins 56 personnes ont été exécutées depuis le 19 mars 2026 pour des infractions liées à la sécurité nationale. Parmi elles, 27 avaient été condamnées en lien avec les manifestations qui ont eu lieu en début d’année. Des exécutions ont également été rapportées en public.

Contexte factuel

Le Haut-Commissariat a signalé que plus d’une centaine d’autres individus sont actuellement sous le coup d’une condamnation à mort pour des accusations similaires. Les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants continuent également à un rythme jugé « alarmant ». L’ONU a exprimé des préoccupations quant aux procédures judiciaires, signalant l’absence de garanties d’un procès équitable et des allégations d’aveux obtenus sous la torture. M. Türk a précisé que certaines condamnations auraient été prononcées peu après l’arrestation, avec des audiences à huis clos d’une durée parfois aussi courte que trois heures.

Données ou statistiques

Les experts onusiens avaient déjà alerté, le 23 juillet, sur l’accélération des exécutions dans un contexte de tensions régionales. Ils ont demandé la suspension immédiate de l’exécution de 10 hommes condamnés pour leur participation à une manifestation à Ispahan, après que des proches aient été convoqués pour une dernière visite.

Conséquence directe

Ces développements soulignent une inquiétude croissante face à la situation des droits humains en Iran, exacerbée par un climat politique tendu. Les autorités sont appelées à mettre fin à toutes les condamnations à mort liées aux manifestations et à instaurer un moratoire sur la peine capitale, première étape vers son abolition.

Source : Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

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