Quand la Chine s’éveillera : Anatomie d’un Poncif
Publié en 1973, Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera est souvent cité dans les discours politiques et les analyses géopolitiques, mais reste peu lu. La phrase emblématique, attribuée à Napoléon, ne figure dans aucun de ses écrits, et son origine reste floue.
L’ouvrage d’Alain Peyrefitte, basé sur une semaine de visite officielle en Chine sous Mao, offre une analyse nuancée du régime totalitaire en transformation, plutôt qu’une prophétie sur la domination chinoise. L’auteur souligne que la formule est devenue un outil d’interprétation, souvent détaché de son contexte original.
Contexte Factuel
Peyrefitte a réalisé un voyage en 1971 avec une délégation officielle française, visitant des villes comme Pékin, Shanghai et Canton. Il reconnaît que son séjour de quelques jours ne lui confère pas une expertise en sinologie. Son expérience est limitée à des rencontres orchestrées par les autorités chinoises, où il a été reçu par des figures politiques majeures, comme le Premier ministre Zhou Enlai.
Données ou Statistiques
Le livre évoque une Chine en mutation, à la fin de la Révolution culturelle, avec des gardes rouges rentrant chez eux et des universités rouvrant timidement. Cependant, aucune statistique récente n’est disponible pour illustrer les évolutions socio-économiques de la Chine depuis cette période.
Conséquence Directe
La citation de Peyrefitte a été employée par divers acteurs, tant pour promouvoir l’engagement économique avec la Chine que pour justifier une posture de confrontation. Cela illustre comment des formules peuvent influencer la perception d’un pays sans une analyse approfondie de la réalité.
Source : Alain Peyrefitte, Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera, Arthème Fayard, 1973.


