L’incertitude est presque pire que la guerre : à Dubaï, le cœur financier du Moyen-Orient face à des menaces grandissantes
Les embouteillages sont de retour à Dubaï, symbole d’une vie normale qui reprend malgré un climat d’incertitude. Le métro est bondé aux heures de pointe, et le centre financier de la ville est animé par la diversité de ses travailleurs. Toutefois, cette apparente normalité est troublée par des alertes fréquentes sur des menaces de missiles, comme celle émise le 26 juin dernier, qui incitent la population à se mettre à l’abri.
Des financiers, qui préfèrent garder l’anonymat par crainte de représailles, soulignent un changement radical dans leur environnement professionnel. « Les banquiers pensaient vivre en Suisse, ils se retrouvent à Tel-Aviv ! », indique l’un d’eux, illustrant la tension croissante qui pèse sur la région.
Cette tension est exacerbée par la guerre d’u qui s’intensifie dans le golfe Arabo-Persique. Le 19 juillet, l’agence iranienne Fars a rapporté que Téhéran pourrait frapper les ports et aéroports émiratis si les États-Unis attaquaient des infrastructures civiles en Iran. Cette menace, bien que sérieuse, a été largement ignorée par les médias locaux, contribuant à une sorte de désensibilisation face à l’angoisse ambiante.
Dans ce contexte, la population de Dubaï semble s’adapter à une nouvelle normalité, où l’incertitude devient presque un état habituel. Les conséquences de cette situation sur l’économie et la vie quotidienne restent à évaluer, mais la résilience des habitants de cette métropole cosmopolite est palpable.
Source : Le Monde.


