« On doit passer du pot-au-feu à la ratatouille » : les agriculteurs bretons face au réchauffement climatique

On doit passer du pot-au-feu à la ratatouille : les agriculteurs bretons face au réchauffement climatique

Dans le Morbihan, les agriculteurs font face à des défis croissants liés au dérèglement climatique. Après un hiver marqué par des pluies torrentielles, la région a connu une canicule estivale et des périodes de sécheresse prolongées, augmentant les risques d’incendie. Ces conditions extrêmes poussent les exploitants agricoles à adapter leurs pratiques et à envisager de nouvelles cultures, notamment celles originaires des régions plus chaudes.

Les agriculteurs bretons se tournent vers des variétés de légumes et de fruits qui nécessitent moins d’eau et peuvent mieux résister aux températures élevées. Par exemple, des cultures comme la tomate, le melon et même certaines variétés de poivrons gagnent en popularité, alors que les cultures traditionnelles, comme le blé ou les pommes de terre, deviennent de plus en plus difficiles à gérer dans ce nouvel environnement climatique.

Selon une étude récente de l’INSEE, près de 30 % des agriculteurs en Bretagne envisagent de modifier leurs cultures dans les cinq prochaines années en raison des impacts du changement climatique. Cette adaptation s’accompagne d’un besoin croissant de formations et de conseils sur les techniques agricoles durables.

Les conséquences de ces changements sont déjà visibles. Les agriculteurs qui adoptent ces nouvelles pratiques rapportent une meilleure résilience de leurs exploitations face aux aléas climatiques. Cependant, la transition vers ces nouvelles cultures nécessite des investissements et une reconfiguration des systèmes de production, ce qui représente un défi supplémentaire pour de nombreux exploitants.

Source : La Croix.

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