Scarabée japonais en France : pourquoi les nouvelles détections inquiètent les autorités

Scarabée japonais en France : la menace grandissante pour les végétaux

Après cinq premières interceptions en Alsace en 2025, le scarabée japonais a de nouveau été capturé cet été dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun foyer durable n’est encore confirmé, mais cet insecte invasif menace des centaines d’espèces végétales.

Le scarabée japonais, connu scientifiquement sous le nom de Popillia japonica, est un coléoptère d’environ un centimètre, reconnaissable par sa tête et son thorax vert métallique, ainsi que ses ailes brun cuivré. Il est capable d’endommager entre 300 et 400 espèces de plantes, dont plus d’une centaine en France. Ses larves attaquent les racines, notamment celles des pelouses et des terrains de sport.

L’été 2023 a vu une intensification des captures, avec un premier spécimen identifié le 26 juin à Strasbourg, suivi de plusieurs autres détections dans la région et en Bourgogne-Franche-Comté. Ces événements surviennent un an après les premières interceptions officielles.

Les autorités estiment que ces insectes pourraient être des « auto-stoppeurs », transportés involontairement par divers moyens de transport. Cependant, la multiplication des détections nécessite une vigilance accrue pour s’asr qu’ils ne s’établissent pas durablement en France.

Le scarabée japonais est classé comme organisme de quarantaine prioritaire dans l’Union européenne en raison de son potentiel destructeur pour l’agriculture et les écosystèmes. Sa présence pourrait avoir des conséquences sur la photosynthèse des plantes, affectant ainsi la croissance et le rendement des cultures.

La lutte contre cette invasion repose sur une surveillance proactive. Les autorités renforcent les réseaux de pièges et engagent des prospections intensives pour déterminer la nature des détections. Une éradication pourrait être envisageable tant que la population reste faible.

Pour toute observation de cet insecte, le public est invité à le capturer, à le photographier et à signaler sa localisation à la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF).

Chaque capture est une opportunité pour les autorités de prévenir une éventuelle implantation de ce nouvel envahisseur.

Source : Ministère de l’Agriculture

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