Incendies en Gironde et dans les Landes : La santé respiratoire et mentale durement éprouvée
Les incendies qui ont ravagé la Gironde et les Landes ont eu des répercussions immédiates sur la santé de la population. Dans son dernier bulletin de surveillance, Santé publique France signale une augmentation des recours aux soins pour asthme ainsi qu’une hausse des consultations pour angoisse et état dépressif.
Santé publique France a publié, le 5 août, son dernier rapport sur la surveillance sanitaire, mettant en lumière la présence significative de particules fines dans l’atmosphère. Ces particules, d’un diamètre inférieur à 2,5 µm, ainsi que d’autres polluants tels que le dioxyde de carbone et les oxydes d’azote, peuvent être particulièrement nuisibles pour la santé humaine, pénétrant profondément dans les voies respiratoires.
Une population particulièrement touchée
Les données dévoilées indiquent que les jeunes adultes, âgés de 15 à 44 ans, sont les plus affectés. Une hausse des passages aux urgences pour asthme a été observée entre le 14 et le 26 juillet, suivie d’une stabilisation du 27 juillet au 2 août. Au cours de cette période, les 15-44 ans représentaient 35,3 % des passages pour asthme, tandis que pour SOS Médecins de Bordeaux, ce groupe d’âge constituait 57,1 % des actes pour asthme.
Concernant les consultations pour angoisse, une augmentation significative a été notée sur les deux semaines de surveillance, dépassant les chiffres des années précédentes. Plus de la moitié des actes pour angoisse concernaient les 15-44 ans (53,9 %), avec près d’un tiers pour les 45-64 ans (30,3 %) et 15 % pour les personnes de 65 ans et plus. Les facteurs de stress tels que les évacuations, la perte de logement et l’inquiétude pour les proches sont susceptibles d’avoir contribué à cette détresse psychologique.
Une tendance à confirmer
Une augmentation des recours aux soins pour état dépressif a également été observée, bien qu’il soit difficile de déterminer si cette hausse est le résultat de nouvelles consultations ou simplement le renouvellement d’ordonnances pour des patients déjà suivis. La classe d’âge la plus représentée était encore une fois celle des 15-44 ans (65,4 %).
Il convient de nuancer ce bilan, car les effectifs observés restent faibles. Les tendances doivent donc être interprétées avec prudence. De plus, le dispositif de surveillance actuel ne permet pas d’identifier les caractéristiques des personnes impactées qui n’ont pas consulté.
Source : Santé publique France


