Une entreprise de San Francisco propose la location de robots ménagers
À San Francisco, depuis la fin juillet, il est désormais possible de louer un robot pour effectuer des tâches ménagères. La société Tau Robotics propose trois modèles sur son site internet : Chelsea, spécialisée dans le nettoyage des cuisines et des salles de bain ; Elon, qui apprend à ranger les objets ; et Tony, capable de nettoyer sous les meubles. Le tarif de location est fixé à 30 dollars de l’heure, uniquement dans la ville de San Francisco.
Dans une vidéo publiée par la start-up, un robot vêtu d’un pull et d’un pantalon noirs est présenté. Bien que le robot ne dispose pas d’une tête au sens traditionnel, il est équipé de deux caméras et de capteurs. Dans la vidéo, il est montré en train de nettoyer le plan de travail de la cuisine, de sortir des déchets et de passer l’aspirateur.
Cependant, le robot ne peut pas nettoyer les chambres à coucher à moins qu’une demande spécifique ne soit faite. Sa fluidité de mouvement est encore inférieure à celle d’un humain, bien que ses déplacements ne soient pas particulièrement lents. Actuellement, peu de personnes peuvent se permettre d’employer un personnel de maison, et Tau Robotics espère rendre ce service accessible à un plus grand nombre.
Un futur encore lointain
Malgré ces avancées, l’autonomie du robot demeure limitée. Actuellement, il nécessite un opérateur humain pour le guider à distance via les caméras intégrées. Certaines tâches, comme l’utilisation d’une échelle ou le déplacement de meubles lourds, restent hors de sa portée. De plus, la présence du client est requise pendant le nettoyage, ce qui empêche de vaquer à d’autres occupations durant ce temps.
Un chercheur de l’université de Berkeley a exprimé des doutes concernant la technologie de Tau Robotics, soulignant que celle-ci présente encore des limites significatives.
La question des données
Le pilotage du robot par un opérateur humain soulève également des préoccupations en matière de confidentialité. Les caméras permettent à l’opérateur de voir ce qu’il y a à faire et d’enregistrer des données pour améliorer l’intelligence artificielle. Tau Robotics affirme que les caméras ne sont pas équipées de reconnaissance faciale et que les données collectées ne sont pas revendues, garantissant que seules les personnes autorisées dans leurs locaux peuvent accéder aux images en direct.
En théorie, un service de ménage robotisé devrait coûter plus cher, mais le tarif de 30 dollars de l’heure est rendu possible par l’acceptation de la surveillance vidéo.
Source : Radio France


