Après Antibes, l’Indo-Pacifique : le prochain chantier franco-italien

Après Antibes, l’Indo-Pacifique : le prochain chantier franco-italien

Le 25 juin 2026, Emmanuel Macron et Giorgia Meloni se sont rencontrés à Antibes, sur la côte méditerranéenne, lors du 36e sommet franco-italien. Cet événement, organisé dans le cadre du traité du Quirinal signé en 2021 pour renforcer la coopération bilatérale, a rassemblé les principaux ministères des deux nations. Les discussions ont abouti à plusieurs résultats concrets, incluant une nouvelle feuille de route de défense pour la période 2026-2031, des avancées en matière de défense aérienne, de nucléaire civil, ainsi qu’une coopération renforcée dans les domaines de l’immigration, des enjeux méditerranéens et de la lutte contre la criminalité organisée. Ce sommet a été marqué par un contexte géopolitique complexe, avec la guerre en Ukraine, des tensions au Moyen-Orient et une politique étrangère américaine incertaine, illustrant la solidité de la relation entre Paris et Rome.

Cependant, un sujet crucial a été omis : l’Indo-Pacifique. Cette absence soulève des questions, alors que la région est devenue un centre névralgique de l’économie mondiale et un foyer majeur de la compétition stratégique internationale. Le timing du sommet aurait été propice à une discussion sur ce sujet, d’autant que la France a mis à jour sa doctrine en 2025, que l’Italie y renforce sa présence diplomatique et navale, et que l’Union européenne cherche à y harmoniser son action depuis 2021.

Les enjeux transfrontaliers, méditerranéens et transatlantiques dominent l’agenda politique bilatéral. Toutefois, cette explication ne suffit pas. Des problématiques transversales, telles que la sécurité des routes maritimes, l’accès aux technologies critiques, la résilience des chaînes d’approvisionnement, et la transition énergétique, relient de plus en plus ces deux régions.

Une coopération franco-italienne dans l’Indo-Pacifique ne remplacerait ni les stratégies nationales ni celles de l’Union européenne. En revanche, elle pourrait établir un lien entre ces différents niveaux d’action. La France apporterait une présence souveraine, diplomatique et militaire, tandis que l’Italie, avec sa puissance industrielle et navale, souhaite relier la Méditerranée à l’océan Indien. Ces complémentarités pourraient constituer les fondements d’un partenariat efficace.

Source : Article basé sur les résultats du 36e sommet franco-italien.

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