Accusations de violences conjugales : le chef Jean Imbert va être présenté à un juge
Le chef cuisinier Jean Imbert, célèbre figure de la gastronomie française, a été placé en garde à vue et sera présenté à un juge, suite à des accusations de violences conjugales. Le parquet a annoncé que six de ses anciennes compagnes avaient été entendues par les enquêteurs, toutes confirmant avoir été victimes de violences ou de contrôle coercitif. Des charges ont été retenues contre lui en ce qui concerne deux d’entre elles, pour des faits récents.
Mors, bleus, humiliations, enfermement…
Après 48 heures de garde à vue, le parquet a ouvert une information judiciaire pour violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, par conjoint ou concubin. Le mis en cause conteste la qualification pénale des éléments reprochés. Les six ex-compagnes ont dénoncé des violences de différentes natures, avec un « retentissement psychologique » évalué entre 25 et 30 jours pour chacune d’elles. Plusieurs ont évoqué des comportements de contrôle coercitif, tels que la restriction de leurs fréquentations et de leurs sorties. Des témoins ont attesté de traces de mors, de bleus, ainsi que de comportements humiliants et d’enfermement.
Les faits susceptibles d’avoir été commis au préjudice des quatre premières femmes apparaissent prescrits, ce qui a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire uniquement sur les actes décrits à partir de 2023.
Trois plaintes
Jean Imbert a été placé en garde à vue à Paris et fait l’objet de trois plaintes d’ex-compagnes pour violences conjugales. L’une d’elles a été déposée il y a un an par l’ancienne comédienne Lila Salet, et une autre par l’ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld. Le chef de 45 ans s’est présenté à son audition avec de nombreux documents pour étayer sa version des faits, répondant à toutes les questions des enquêteurs.
« Emprise »
Dans sa plainte, Lila Salet, 35 ans, cite des faits remontant à 2012-2013. Elle évoque des gifles récurrentes et une « emprise » psychologique, décrivant des comportements de contrôle sur ses déplacements et sa vie quotidienne. Elle fait également état d’une séquestration « pendant plusieurs heures » dans un hôtel à Florence, où elle aurait subi des violences physiques.
Les avocates de Jean Imbert contestent ces accusations, mettant en avant des publications sur les réseaux sociaux qui, selon elles, contredisent le récit de Lila Salet. Cette dernière a initialement retiré sa plainte en 2013, avant de la réactiver suite à des publications de Rosenfeld sur Instagram.
Fracture du nez
Alexandra Rosenfeld, 39 ans, a également déposé plainte pour des violences survenues entre 2012 et 2014, accusant Jean Imbert de lui avoir fracturé le nez lors d’un tournage. Elle a déclaré que le chef lui aurait asséné un coup de tête après qu’elle a reçu un message de son ex-mari. Jean Imbert a exprimé des regrets quant aux conséquences de leur relation, décrivant des épisodes marqués par des tensions et des insultes. Ses avocates ont également évoqué des violences réciproques entre les deux.
Source : Sud Ouest


