Article : « On va s’insulter, négocier et se serrer la main ensuite » : immersion de nuit au Min des Arnavaux à Marseille

Embouteillage, avenue du Marché-National, à Marseille (14e), ce mardi 21 juillet. Les tableaux de bord des fourgons d’acheteurs professionnels, qui font la queue pour pénétrer dans le Min des Arnavaux, indiquent 2 h du matin. De l’autre côté des barrières encore fermées, les halles du carreau des producteurs sont plongées dans la pénombre. Mais déjà, le ballet des chariots élévateurs commence.

Courgettes, tomates, melons, aubergines, poivrons… Quand les néons s’allument, les stands des producteurs sont presque tous en place. L’un d’eux, bien avancé, fume la chicha en attendant l’ouverture. D’autres se dépêchent de sortir leurs cagettes. « On est là depuis minuit et demi, et jusqu’à 6 h », lance le conducteur d’un chariot élévateur, maillot de l’OM sur le dos, en plein demi-tour. « Il faut que tout soit prêt à 3 h pour que les maraîchers puissent vendre ce qu’ils ont déballé. »

Dans les allées du carreau, une silhouette est insaisissable. « Un café et un Sprite ? J’arrive de suite », s’exclame Philippe, qui file derrière le comptoir de « La Cressonnière », l’un des deux restaurants du Min. « Ici, c’est un lieu de vie central. Tout le monde vient s’y restaurer. »

Le Min des Arnavaux, en tant que marché d’intérêt national, joue un rôle crucial dans la distribution des produits frais dans la région. L’activité nocturne s’articule autour d’une dynamique où producteurs et acheteurs se rencontrent dans un cadre à la fois compétitif et convivial, illustrant ainsi la vitalité du secteur agroalimentaire marseillais.

Source : La Provence.

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