Blocage du projet d’extension du centre de santé à Penne-d’Agenais
Le projet d’extension du centre de soins Delestraint-Fabien à Penne-d’Agenais est actuellement suspendu en raison d’un recours déposé par l’association Domaine Ferrié, propriétaire du terrain. Lors d’une récente table ronde, la direction de l’établissement et les élus locaux ont accusé l’association de nuire à l’intérêt général. En réponse, les membres de l’association ont exprimé leur mécontentement quant à un manque de concertation, affirmant qu’ils n’avaient pas été impliqués dans l’élaboration du projet, bien qu’ils ne s’opposent pas à son contenu.
Le projet de modernisation et d’agrandissement du centre, en cours depuis plusieurs années, est à l’arrêt. Le permis de construire a été bloqué par un recours déposé le 18 juin 2026 devant le tribunal administratif de Bordeaux par l’association Domaine Ferrié. Cette extension de près de 1 700 m², représentant un investissement de huit millions d’euros, vise à créer un nouveau plateau technique, à développer l’hospitalisation de jour et à moderniser des locaux devenus trop exigus. Le chantier comprend également un parking de soixante places et la rénovation progressive des bâtiments existants, avec une durée estimée des travaux de 26 mois.
Le centre Delestraint-Fabien, créé en 1944 et géré par l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR), est situé sur un domaine de 18 hectares. Le bail à construction conclu entre le centre et l’association Domaine Ferrié est au cœur du litige. Guy Victor, président de l’association, a déclaré que la directrice du centre agissait sans consulter le propriétaire du terrain, ce qui contreviendrait aux termes du bail.
L’association a également soulevé des préoccupations concernant l’accès au chantier, l’intégration architecturale et les impacts environnementaux, souhaitant que ces questions soient discutées plutôt que résolues par la voie judiciaire.
Un conseil d’administration extraordinaire a été tenu le 15 juillet pour discuter des points de blocage. Les sujets tels que la toiture végétalisée et l’intégration architecturale n’ont pas été retenus comme des problèmes par la majorité des membres, ce qui soulève des questions sur la cohérence des déclarations de l’association.
Pour avancer, les représentants du Domaine Ferrié demandent une discussion ouverte et une gestion partagée du projet. Hélène Malecha, directrice du centre, a répondu par courriel, soulignant que les échanges entre les deux associations ont été réguliers et transparents, et que le désaccord résulte d’une divergence d’interprétation du bail à construction.
Les enjeux de ce projet dépassent les personnes impliquées et touchent à la qualité des soins pour la population locale.
Source : La Dépêche


