Le député Eric Coquerel réclame un budget rectificatif pour financer la lutte contre les mégafeux

Eric Coquerel appelle à un budget rectificatif pour la lutte contre les mégafeux

Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a récemment demandé l’examen d’un projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour faire face à la multiplication des incendies et aux effets du réchauffement climatique. Dans une interview accordée à Libération le 3 août, il a souligné l’urgence d’augmenter les crédits destinés à l’acquisition de matériel de lutte contre les feux.

Une urgence budgétaire

Coquerel a déclaré : « Vu les moyens dont le pays a besoin pour faire face aux mégafeux, on ne peut pas attendre janvier pour lancer des commandes de matériel. » Il a rappelé avoir sollicité ce PLFR dès avril, d’abord pour corriger le budget 2026 en raison des conséquences économiques de la guerre en Iran, puis en juin, après la première canicule. Il a insisté sur le fait que les crédits destinés à la lutte contre les incendies ne peuvent pas attendre jusqu’à janvier 2027.

Pour financer ces mes, il a proposé de taxer les multinationales ayant réalisé des superprofits, citant TotalEnergies comme une entreprise capable de contribuer significativement, avec une taxe estimée à 2 milliards d’euros.

Prévisions et besoins financiers

Coquerel a annoncé le lancement d’une mission en septembre pour évaluer le coût des mes nécessaires, qui pourrait se chiffrer à plusieurs milliards d’euros. Il a également mis en garde contre le fait que le gouvernement ne peut se contenter de dégeler des crédits exceptionnels déjà alloués, qui s’élèvent à 9 milliards d’euros pour les conséquences de la guerre en Iran. « Si nous dépassons 12 milliards, un PLFR devient obligatoire », a-t-il averti.

Face à l’argument selon lequel les membres de La France insoumise (LFI) refuseraient de voter ce PLFR, Coquerel a exprimé sa volonté de trouver un consensus pragmatique, en tenant compte de la crise que vivent des départements comme la Gironde. Il a conclu en insistant sur la nécessité d’une session extraordinaire du Parlement pour traiter cette situation exceptionnelle.

Source : Libération

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