Détroit d’Ormuz : Washington espère un accord d’ici mercredi
Les États-Unis ont exprimé ce mardi leur espoir de parvenir rapidement à un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz, au centre des tensions croissantes entre Washington et Téhéran ces dernières semaines. L’Iran, de son côté, a démenti toute négociation avec les États-Unis.
Scott Bessent, ministre des Finances américain, a déclaré que « nous sommes en discussion avec les Iraniens, et je pense qu’il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation », dans un entretien accordé à CNBC. Interrogé sur un éventuel droit de passage iranien dans le détroit, il a précisé que « je pense qu’il s’agira plutôt d’une liberté de circulation ».
Contexte factuel
La veille, Donald Trump avait qualifié la situation de « dernière chance » pour les Iraniens de « signer un bon document », avertissant que le blocus américain des ports iraniens ne serait levé qu’en cas d’accord ou de « capitulation totale ». Après avoir menacé récemment de « frapper fort » la République islamique, Trump a finalement suspendu ses plans, illustrant une fois de plus ses changements de position depuis le début du conflit fin février.
En parallèle, le Qatar, en tant que pays médiateur aux côtés du Pakistan et d’Oman, a signalé des « efforts en cours » pour trouver une « solution à court terme qui permettrait de relancer le dialogue », selon le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.
Données ou statistiques
Le protocole d’accord signé en juin avait lancé un processus de 60 jours pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et aborder des questions, notamment celle du nucléaire iranien. Ce protocole avait permis la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, qui avait été bloqué par l’Iran depuis fin février, en réponse à un blocus des ports iraniens par les États-Unis.
Conséquence directe
Cependant, les hostilités ont repris début juillet, compromettant le protocole. Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo tentant de traverser le détroit a été frappé par un projectile, provoquant un incendie et laissant un membre de l’équipage porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech.
Source : CNBC, La Tribune.


