“En quatre mois passés en Australie, j’ai mûri plus qu’en vingt-quatre ans”

En quatre mois passés en Australie, j’ai mûri plus qu’en vingt-quatre ans

À seulement 24 ans, Marc Bolaños a choisi de quitter le confort de Barcelone pour se lancer dans une aventure en Australie. Diplômé d’une licence en administration des affaires et d’un master en marketing, son avenir semblait pourtant tout tracé, avec la promesse d’une carrière stable, d’un bureau et d’horaires fixes. Cependant, à l’automne 2025, il ressent le besoin d’un « changement radical ».

Après avoir terminé son stage, sans emploi, Marc décide de tout recommencer à zéro, à plus de 15 000 kilomètres de chez lui. Il cherche à se mettre à l’épreuve, loin de ses repères, sans filet de sécurité. À son arrivée, il doit rapidement enchaîner les petits boulots pour subvenir à ses besoins. En Espagne, il passait ses journées à travailler dans un bureau ; en Australie, il devient agent d’entretien, livreur, monteur de meubles, serveur dans un café et réceptionniste dans un hôtel de luxe.

Cette expérience le pousse à développer son indépendance. « Je suis passé de l’ignorance totale en cuisine et en repassage à la capacité de faire tout ça par moi-même. J’ai appris à être complètement indépendant », déclare-t-il. En quatre mois, il estime avoir mûri plus qu’en vingt-quatre ans. La solitude, initialement une crainte, lui a permis de découvrir des ressources en lui-même qu’il ne soupçonnait pas.

Son expérience en Australie lui a également ouvert de nouvelles perspectives. Bien que le coût de la vie y soit similaire à celui de l’Espagne, les salaires sont significativement plus élevés. « Ici, faire la plonge dans un restaurant permet déjà de vivre assez bien. En Espagne, même avec un diplôme, on vit au jour le jour », souligne-t-il.

Marc Bolaños, fort de ses diplômes, n’a pas l’intention de rester dans des emplois précaires. « En Australie, les efforts consacrés aux études sont récompensés. Les diplômés peuvent mener une vie très confortable », conclut-il.

Source : La Vanguardia

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