Incendie dans le Var : des « mises à feu volontaires » derrière la reprise du brasier ?
L’incendie dans le Var, qui a repris le vendredi 31 juillet au sud du Gros Bessillon, est suspecté d’être d’origine criminelle, selon le parquet de Draguignan. Plus de 1 000 pompiers luttent encore contre les flammes qui ont ravagé 6 350 hectares. La commune de Correns est particulièrement touchée, avec 52 % de sa superficie brûlée.
L’hypothèse de mises à feu volontaires est « sérieusement envisagée » dans la reprise de l’incendie, a indiqué mardi 4 août le parquet de Draguignan. Dans un communiqué, le procureur Pierre Couttenier a précisé que les investigations se poursuivent pour déterminer l’origine de ce sinistre. Au total, 24 enquêtes ont été ouvertes pour établir les causes de différents départs de feu dans le Var.
Ce mardi, plus de 1 000 sapeurs-pompiers étaient encore engagés sur le terrain pour tenter de maîtriser l’incendie, désormais contenu après avoir ravagé 1 850 hectares supplémentaires. Cette reprise fait suite à un premier incendie qui avait déjà détruit 4 500 hectares de végétation dans le même secteur entre le 21 et le 28 juillet. Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « C’est le feu le plus long qu’il y a eu dans le Var depuis que nous avons des archives sur les feux de forêt et de végétation ».
Malgré l’accalmie, les autorités appellent à la prudence. Un porte-parole des sapeurs-pompiers a averti qu’il ne fallait « pas faire de triomphalisme », rappelant que les opérations allaient se poursuivre « de la journée à la nuit, encore pendant plusieurs jours ». Les pompiers sont soutenus par trois hélicoptères et un hélicoptère de commandement, tandis qu’une équipe spécialisée utilise des drones pour repérer les points chauds. Le Var reste sous vigilance orange canicule, et le retour du mistral est attendu jeudi, ce qui pourrait compliquer les opérations.
Le préfet du Var, Simon Babre, a indiqué que la commune de Correns était la plus durement touchée, avec 52 % de sa superficie brûlée et ayant subi « trois assauts du feu successifs » en quelques jours. Dans ce même secteur, un homme de 23 ans est soupçonné d’avoir provoqué une dizaine de départs de feu volontaire entre le 19 et le 24 juillet. Arrêté le 25 juillet, il a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Source : Midi Libre.


