Ces maires démunis face à la délinquance des mineurs
À Amélie-les-Bains-Palalda, dans les Pyrénées-Orientales, la maire Marie Costa a instauré un couvre-feu pour tous les mineurs de moins de 15 ans non accompagnés, interdisant leur sortie entre 23 heures et 6 heures, et ce jusqu’au 1er septembre. Cette décision fait suite à un incendie volontaire survenu dans une salle municipale, incendiée par deux enfants âgés de 10 et 13 ans.
Face à une augmentation des actes de délinquance, notamment des feux de poubelles et des nuisances nocturnes, la maire a jugé nécessaire cette me pour protéger la commune de 3 500 habitants. Elle a déclaré : « Quand vous avez des feux dans un camping désaffecté, des feux de poubelle pratiquement tous les jours, vous êtes obligé de dire stop. »
Les habitants soutiennent majoritairement cette initiative. Une passante a exprimé son accord, affirmant que cela aurait dû être fait plus tôt. D’autres soulignent également la nécessité de sensibiliser les parents à la responsabilité de leurs enfants. Cependant, certains riverains critiquent le manque d’infrastructures pour les jeunes, arguant qu’il n’y a plus d’activités disponibles pour eux depuis des décennies.
Dans un cas similaire, à Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, un incendie ayant ravagé 2 hectares de parc a été attribué à trois enfants d’une dizaine d’années. Le maire Zartoshte Bakhtiari a exprimé son indignation envers les parents, les qualifiant d’irresponsables.
Ces deux affaires soulignent la difficulté pour les maires de gérer la délinquance juvénile, alors que les mineurs restent présumés innocents et que des enquêtes sont en cours.
Source : Franceinfo


