L’étage supérieur d’une fusée de SpaceX s’écrasera sur la Lune ce mercredi
L’événement sera scruté par les scientifiques, afin de mer les risques induits par les débris spatiaux.
L’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 de SpaceX doit s’écraser accidentellement sur la Lune le mercredi 9 août. Cette collision, sans danger pour la Terre, laissera un cratère à la surface lunaire. Les scientifiques et astronomes amateurs espèrent pouvoir observer le panache de poussière, de roches et de débris qui sera projeté après l’impact. Ce dernier est prévu vers 6h35 GMT (8h35 heure française) et ne sera pas visible à l’œil nu.
Benjamin Fernando, chercheur au Laboratoire national de Los Alamos, indique qu’il pourrait être possible d’observer l’événement à l’aide d’un télescope. « On ne sait pas encore à quel point cela sera lumineux, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles nous souhaitons étudier cet événement », a-t-il déclaré à l’AFP.
Les estimations des chercheurs, en supposant que tout le carburant a été consommé, indiquent que l’engin pèse environ quatre tonnes et devrait percuter la Lune à une vitesse de 8 690 km/h. La NASA suivra le propulseur à des fins d’entraînement et observera ensuite le site de l’impact pour des objectifs scientifiques.
La fusée Falcon 9 a décollé en janvier 2025 avec deux alunisseurs. Le propulseur est revenu sur Terre, tandis que l’étage supérieur est resté en orbite pour acheminer les engins. Selon Julianna Scheiman de SpaceX, un mélange d’activité solaire et de forces gravitationnelles a finalement placé l’étage supérieur sur une trajectoire vers la Lune.
Cet impact permettra d’étudier les panaches de poussière et d’évaluer les risques liés aux débris spatiaux artificiels, un sujet d’importance croissante alors que la NASA envisage une présence humaine durable sur la Lune. Bien que la Lune soit régulièrement frappée par des météoroïdes, les collisions avec des objets artificiels restent rares. Dans les années 1970, la NASA avait provoqué des impacts durant le programme Apollo pour recueillir des données sismiques.
Source : Franceinfo


