Des cadres de la FIFA prennent leurs distances avec Gianni Infantino
Des voix se lèvent au sein de la FIFA pour prendre leurs distances avec le président Gianni Infantino, notamment après l’abandon d’un projet controversé d’ouverture du Mondial aux investisseurs privés. Ce projet, défendu par Infantino, a été retiré face à l’opposition de nombreux acteurs du football, dont l’UEFA.
Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, a déclaré le 4 août que « la décision de retirer le projet était nécessaire et incontestable ». Dans un communiqué, il a souligné son engagement envers une FIFA indépendante, affirmant qu’il n’avait pas été impliqué dans ce projet dont il a appris l’existence par la presse.
Le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, a également exprimé son regret quant à cette situation, qualifiant les événements récents de « tristes et condamnables ». Grafström, ancien chef de cabinet d’Infantino, a insisté sur la continuité de la mission de l’institution envers le football.
Cette contestation interne s’ajoute aux pressions extérieures, notamment de l’UEFA et de la Concacaf, qui ont critiqué Infantino et demandé une réévaluation complète de sa gouvernance. L’UEFA a même notifié son intention d’engager une action en justice concernant le projet avorté.
En outre, la grogne monte parmi les clubs européens concernant la Coupe du monde des clubs élargie à 32 participants, un projet d’Infantino, alors qu’aucun accord n’est encore prévu pour libérer les joueurs pour cette compétition.
Malgré ces tensions, Infantino reste le seul candidat déclaré à sa réélection prévue en mars 2027 à Rabat, nécessitant le soutien d’une majorité des 211 fédérations membres.
Avec AFP


