Affaire de la tête de cochon : Éric Ciotti demande à se constituer partie civile

Affaire de la tête de cochon : Éric Ciotti se constitue partie civile

Après les révélations publiées par Nice-Matin concernant un dispositif parallèle présumé durant la campagne des élections municipales à Nice, Éric Ciotti a annoncé sa volonté de se constituer partie civile dans l’information judiciaire en cours. Le député estime que cette démarche permettra d’éclaircir les faits, tandis que Christian Estrosi, le maire de Nice, conteste fermement les accusations portées contre lui.

Éric Ciotti souhaite ainsi s’associer à l’information judiciaire ouverte dans le cadre de l’affaire dite de la « tête de cochon ». Cette annonce survient après des révélations qui mettent en lumière un éventuel système parallèle à la campagne officielle de Christian Estrosi. Des personnes mises en examen affirment qu’une équipe officieuse aurait animé des comptes sur les réseaux sociaux, créé des pages de soutien, et diffusé des contenus hostiles à Éric Ciotti, avec un budget de 50 000 euros alloué à la promotion de ces publications sur la plateforme Meta.

De plus, il a été rapporté qu’une demande aurait été faite pour générer, à l’aide de l’intelligence artificielle, de fausses vidéos et un faux enregistrement impliquant Éric Ciotti, Cyril Hanouna et Vincent Bolloré. Un marché public de deux millions d’euros à la Métropole Nice Côte d’Azur aurait également été promis à deux membres de cette équipe en cas de victoire de Christian Estrosi.

Dans un communiqué, Éric Ciotti a précisé qu’il ne tirait pas de conclusions hâtives basées uniquement sur les informations médiatiques, mais a souligné que si ces faits étaient confirmés, un préjudice direct aurait été subi. Il a déclaré : « Les Niçois ont le droit de savoir si leur vote a été manipulé » et a exprimé sa confiance dans le travail de la justice.

L’enquête, ouverte depuis la campagne municipale, a été déclenchée après la découverte d’une tête de porc accrochée au portail du domicile de Christian Estrosi le 27 février 2026, accompagnée d’une insulte et d’une étoile de David. Une information judiciaire a été ouverte pour plusieurs infractions, dont « provocation publique à la haine » et « violences aggravées visant un élu public ».

Christian Estrosi a rejeté toute implication dans une éventuelle mise en scène, se présentant comme une victime d’une « machination ignoble ». Ses avocats, Maîtres Olivier Baratelli et Gérard Baudoux, ont annoncé le dépôt d’une plainte pour dénonciation calomnieuse, affirmant que les accusations sont « incongrues et scandaleuses ».

L’information judiciaire reste en cours, et les magistrats instructeurs sont chargés d’établir les responsabilités éventuelles dans cette affaire.

Source : Nice-Matin

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