Bientôt chez vous du mardi 04 août 2026 – franceinfo

Bientôt chez vous – Franceinfo
Publié le 04/08/2026 à 15:30
Temps de lecture : 2 min

Aux États-Unis, des dizaines de policiers sont accusés d’avoir utilisé un réseau de caméras de surveillance à disposition des forces de l’ordre pour espionner leurs compagnes ou ex-compagnes.

Ce réseau de caméras, nommé Flock, est largement déployé à travers le pays. Avec environ 120 000 unités, ces caméras sont principalement conçues pour identifier les plaques d’immatriculation. Elles ressemblent à de gros téléphones et sont souvent alimentées par des panneaux solaires. Chaque mois, elles filment environ 20 milliards de plaques, et une intelligence artificielle est capable de les reconnaître même sous la pluie ou de nuit. Ce système génère environ 7 milliards de dollars de revenus annuels. Il n’existe pas de lois fédérales régissant l’utilisation de ces caméras ; seules quelques législations au niveau des États encadrent leur usage, ce qui entraîne des variations dans les règles d’une municipalité à l’autre.

Une enquête du Washington Post révèle que plus de 50 policiers ont été accusés d’utiliser ces caméras à des fins personnelles. Par exemple, à Atlanta, un homme a effectué 600 recherches sur la plaque d’immatriculation de son ex-compagne et celle de sa fille. Bien qu’inculpé, il a été retrouvé mort avant son procès. D’autres cas incluent un agent du Wisconsin qui a vérifié si son ex-petite amie se rendait dans une clinique pour avorter, et un policier en Floride qui a suivi une jeune actrice, risquant de provoquer un accident.

La société Flock affirme travailler sur des solutions pour prévenir ces abus. Son fondateur, Garrett Langley, souligne que les abus ne concernent qu’une minorité de policiers par rapport aux nombreux utilisateurs du système. En 2025, Flock a assisté la police dans plus d’un million d’enquêtes. Toutefois, un mécontentement grandissant face à ce qui est perçu comme une surveillance généralisée est palpable. Des caméras ont récemment été vandalisées dans plusieurs États, et certaines villes, comme Knoxville dans le Tennessee, ont rompu leurs contrats avec Flock.

Source : Washington Post

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