Démission d’une ministre mauricienne après l’arrestation de son époux pour trafic de drogue
C’est un rebondissement dans l’affaire de trafic de cannabis présumé entre La Réunion et l’île Maurice qui éclabousse l’exécutif mauricien. Trois jours après l’arrestation de l’époux de la ministre déléguée aux Arts et à la Culture, Véronique Leu-Govind a quitté le gouvernement ce lundi 3 août. Cette décision a été prise en accord avec le Premier ministre, qui évoque les « perceptions » suscitées par cette affaire, tout en réaffirmant qu’aucun élément ne permet, à ce stade, de mettre personnellement en cause la ministre.
Interrogé par les journalistes, le chef du gouvernement mauricien, Navin Ramgoolam, a expliqué avoir demandé à Véronique Leu-Govind de se retirer de ses fonctions. Bien qu’il rappelle qu’elle bénéficie de la présomption d’innocence, il estime que cette décision était nécessaire en raison des perceptions créées par l’affaire. Vendredi 31 juillet, Navin Ramgoolam soutenait pourtant encore pleinement la ministre déléguée.
Suite à cette démission, Véronique Leu-Govind a également quitté la présidence des Nouveaux démocrates, partenaire minoritaire de l’alliance gouvernementale. Elle devrait être interrogée par la brigade antidrogue prochainement.
L’enquête se poursuit. Son époux, Gulshan Govind, a été traduit ce lundi devant le tribunal de Bambous sous une accusation provisoire de trafic de drogue. Arrêté trois jours plus tôt à Maurice, il est soupçonné d’être impliqué dans une tentative présumée d’importation de près de 100 kilos de cannabis entre La Réunion et Maurice, pour une valeur marchande estimée à 4,4 millions d’euros. Les enquêteurs mauriciens, en coopération avec les autorités réunionnaises, cherchent à déterminer les ramifications de cette filière présumée de trafic de stupéfiants.
Source : RFI


