François Burgat condamné pour apologie du terrorisme
Le 27 mai 2026, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a infligé à François Burgat, directeur de recherche au CNRS, une amende de 5 000 euros ainsi qu’une inéligibilité de trois ans. De plus, il devra verser 4 000 euros de dommages et intérêts et de frais de procédure à chacune des trois associations qui s’étaient portées parties civiles. Cette décision ne découle pas de ses déclarations sur la situation à Gaza, mais plutôt d’une condamnation pour « apologie du terrorisme ».
Les faits reprochés à Burgat concernent des publications sur le réseau social X, diffusées en janvier 2024. Il avait partagé un communiqué du Hamas en réponse à une enquête du New York Times sur des viols survenus le 7 octobre 2023. Dans un message, il avait exprimé avoir « infiniment plus de respect et de considération » pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l’État d’Israël. Bien qu’il ait été relaxé en première instance, il a été rattrapé par ses propres propos lors de cette seconde instance.
Burgat a réagi en affirmant que le jugement était le reflet d’un système judiciaire soumis à une influence politique et étrangère. Dans une publication sur X, il a dénoncé un État français sous l’influence des « sionistes », déclarant que le terrorisme serait ancré « au cœur de leur ADN » et que le gouvernement français était « littéralement sous perfusion sioniste depuis des décennies ».
Cette attitude s’inscrit dans une tendance plus large, où des chercheurs, actifs ou retraités, intègrent des opinions militantes dans leur travail, remettant en question la vocation de recherche désintéressée. La liberté académique, bien qu’essentielle, ne permet pas de justifier l’apologie du terrorisme, comme l’a rappelé la justice dans cette affaire.
Source : Conspiracy Watch
