Cédric Jubillar : Un récit contesté par des témoins clés
Cédric Jubillar, condamné à 30 ans de réclusion après avoir nié pendant cinq ans son implication dans la disparition de son épouse Delphine, a reconnu sa culpabilité en juillet 2026. Selon son témoignage, la dispute qui a précédé la tragédie a eu lieu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, et il a affirmé avoir étranglé Delphine après une altercation verbale, précisant qu’il voulait qu’elle se taise.
Cependant, des incohérences temporelles soulèvent des doutes sur sa version des faits. Jubillar situe les événements entre 1h et 1h30 du matin, alors que deux voisines, témoins de la scène, ont rapporté avoir entendu des cris de femme, mêlés à des aboiements, aux alentours de 23 heures, alors qu’elles regardaient un film.
Ces témoignages ont été corroborés par une reconstitution acoustique réalisée en décembre 2022, qui a montré que ces « cris d’effroi » étaient clairement audibles depuis le perron de la maison des voisines. Une étude menée en janvier 2023 a également révélé qu’il était difficile d’entendre ces cris depuis l’intérieur des habitations.
Lors de son procès en appel prévu en 2027, Cédric Jubillar devra expliquer cette discordance temporelle, ainsi que la cause de la mort de Delphine. Le médecin légiste Philippe Boxho a noté que la strangulation laisse des traces tant sur la victime que sur l’agresseur, ce qui n’a pas été observé lors de l’examen médical de Jubillar après la disparition. Il a également précisé que, pour qu’une strangulation entraîne la mort, il faut généralement compter entre deux à six minutes.
Les témoignages des voisines et les résultats médicaux pourraient jouer un rôle crucial dans la suite de cette affaire complexe.
Source : La Dépêche du Midi


