La propagandiste du Kremlin Xenia Fedorova ne se trouve plus en France. XAVIER GALIANA / AFP
Le tribunal administratif de Paris a rejeté, le 3 août, un recours en référé-liberté de Xenia Fedorova, chroniqueuse russe pro-Kremlin, contre son expulsion du territoire français et le gel de ses avoirs.
Son avocat, Emmanuel Piwnica, a précisé que Fedorova n’était plus en France, étant en vacances à l’étranger lorsqu’elle a été informée des mes prises à son encontre. Il a ajouté qu’elle ne prévoyait de revenir que si l’arrêté d’expulsion était suspendu ou annulé.
Le tribunal a indiqué que Fedorova n’avait pas démontré de besoin urgent de quitter le territoire parisien, n’ayant pas sollicité d’autorisation auprès du préfet de police et se limitant à indiquer que l’obligation de pointage lui causait une gêne. Le juge a donc estimé que la condition d’extrême urgence n’était pas remplie.
Fedorova, relais des campagnes de désinformation
Fedorova est accusée d’être un relais des campagnes de désinformation des autorités russes, visant à déstabiliser l’ordre public en France. Elle est régulièrement présente sur CNews, Europe 1 et dans l’hebdomadaire « Le JDNews », où elle défend les positions du Kremlin. Des eurodéputés ont appelé à des sanctions à son encontre, la qualifiant de « propagandiste russe notoire ».
Ancienne dirigeante de RT France, la chaîne d’État russe, Fedorova était assignée à résidence avant l’arrêté d’expulsion. Elle a défendu son comportement en affirmant vivre en France dans le respect de la loi et exprimer ses opinions en tant que journaliste.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que cet arrêté d’expulsion n’était pas une atteinte à la liberté d’expression, mais était justifié par ses propos qui reprennent la propagande du Kremlin. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a ajouté que Fedorova était venue en France comme agente d’influence pour perturber le débat public et démocratique.

