Chikungunya dans le Tarn : démoustication nocturne après un cas autochtone confirmé à Saint-Amans-Soult
Une opération de démoustication a été effectuée dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-Amans-Soult, suite à la confirmation d’un cas autochtone de chikungunya à la fin du mois de juillet. Cette intervention vise à empêcher la transmission locale du virus. Un second traitement est prévu la semaine prochaine, et les habitants sont invités à éliminer les eaux stagnantes autour de leurs habitations.
La préfecture du Tarn a annoncé ce lundi 3 août qu’une opération de démoustication « préventive et ciblée » a été réalisée entre 23 heures et 6 heures du matin, autour du lieu de séjour de la personne contaminée. Ce cas est qualifié d’autochtone, car la personne n’a pas été infectée lors d’un voyage à l’étranger ou dans une autre région touchée. Le chikungunya est transmis par la piqûre d’un moustique tigre infecté. À la suite de cette confirmation, l’Agence régionale de santé a lancé une enquête entomologique pour rechercher la présence de moustiques tigres et identifier leurs lieux de reproduction.
La démoustication a été conduite par une entreprise spécialisée, avec un véhicule de type pick-up et des passages pédestres dans certains secteurs. Les habitants de la zone concernée ont été informés par l’ARS via un flyer distribué dans les boîtes aux lettres. La préfecture a précisé que les produits utilisés sont similaires aux insecticides disponibles dans le commerce. Des précautions ont été recommandées aux habitants, comme garder les portes et fenêtres fermées, rentrer les animaux, couvrir les bassins et les bacs à sable, et rincer le mobilier de jardin ainsi que les fruits et légumes du potager après le traitement.
En réaction à l’annonce du premier cas, la commune a annulé son marché des producteurs par me de précaution. Les autorités sanitaires ont également engagé une recherche de cas dans le voisinage de la personne contaminée et sensibilisé les professionnels de santé pour détecter rapidement d’éventuelles nouvelles contaminations. Les habitants sont appelés à rester vigilants face aux symptômes évocateurs du chikungunya, tels qu’une forte fièvre d’apparition brutale, des douleurs articulaires et musculaires, des maux de tête ou des nausées.
En juin dernier, une opération similaire avait déjà été menée à Castres après la confirmation d’un cas importé chez une personne ayant séjourné récemment à Verdalle.
Source : La Dépêche


