En pleine vague de chaleur, Donald Trump revoit à la baisse la protection des travailleurs américains – L'Express

En pleine vague de chaleur, Donald Trump revoit à la baisse la protection des travailleurs américains

Alors que les États-Unis traversent une période de canicule intense, la question de la protection des travailleurs face à la chaleur devient un sujet brûlant à la Maison-Blanche, au Congrès, ainsi que parmi les syndicats et les représentants d’entreprises. Sous l’administration de Joe Biden, une première réglementation fédérale avait été proposée pour protéger environ 35 millions de salariés. Ce texte imposait aux employeurs d’organiser des pauses, de garantir l’accès à l’eau et de prévoir des espaces de repos lorsque les températures atteignaient certains seuils. Toutefois, cette réglementation n’a toujours pas été adoptée.

Actuellement, aucune règle fédérale ne fixe précisément les obligations des employeurs face aux fortes chaleurs. L’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), l’agence chargée de la sécurité au travail, peut intervenir en cas de maladie ou de décès d’un salarié, mais ne dispose pas de norme nationale spécifique. Certains États, comme la Californie et l’Oregon, ont adopté leurs propres règles, tandis que d’autres se contentent des obligations générales de sécurité.

Joe Biden souhaitait harmoniser les règles en introduisant une réglementation applicable lorsque l’indice de chaleur atteindrait 80 degrés Fahrenheit (environ 26,7 °C). Les entreprises auraient alors dû élaborer un plan contre la chaleur, fournir de l’eau et permettre aux salariés de se reposer. Cependant, après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’administration républicaine a choisi de réécrire ce projet plutôt que de l’annuler. En juin 2025, des auditions publiques autour du texte ont été maintenues, et des modifications importantes sont à prévoir.

En parallèle, l’administration Trump a également modifié le programme d’inspections de l’OSHA, qui a vu une baisse de 20 % des inspections au cours d’une période de six mois en 2025 par rapport à l’année précédente. Cela soulève des inquiétudes quant à la capacité des travailleurs, notamment ceux issus de l’immigration, à signaler des conditions de travail dangereuses, par crainte de représailles.

Ainsi, le débat à Washington se divise en trois options : maintenir les obligations proposées par Biden, adopter une version moins contraignante sous Trump, ou n’établir aucune réglementation fédérale spécifique si le Congrès bloque le processus. En 2024, au moins 530 décès professionnels ont été attribués à la chaleur, mais les syndicats estiment que le nombre réel pourrait être plus élevé, soulignant la nécessité d’une action rapide et efficace.

Source : L’Express

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