Une collision de trous noirs supermassifs « imminente »
Des astronomes ont découvert une paire de trous noirs supermassifs à seulement 89 millions d’années-lumière de la Terre, dans la galaxie NGC 7727. Ce système, qui résulte d’une collision de galaxies survenue il y a près d’un milliard d’années, abrite les deux trous noirs les plus proches connus à ce jour, distants d’environ 1 600 années-lumière.
Auparavant, le record était détenu par la galaxie NGC 6240, située à 470 millions d’années-lumière, où deux trous noirs supermassifs étaient séparés par environ 3 000 années-lumière. Grâce à l’instrument Muse du Very Large Telescope (VLT) au Chili, l’équipe dirigée par Karina Voggel, de l’observatoire astronomique de Strasbourg, a pu confirmer la présence de ces deux trous noirs.
Le trou noir central de NGC 7727 a une masse équivalente à 154 millions de fois celle du Soleil, tandis que le second, vestige de la galaxie ayant fusionné, pèse environ 6,3 millions de fois celle du Soleil. Les chercheurs estiment que ces deux trous noirs fusionneront dans environ 250 millions d’années, un événement qui devrait générer d’énormes quantités d’ondes gravitationnelles.
Cependant, ces ondes, caractérisées par des fréquences très faibles, ne seront pas détectables par les interféromètres laser actuels comme Ligo et Virgo. Les astrophysiciens espèrent les observer grâce au futur projet d’interféromètre spatial Lisa, prévu pour 2032.
Cette découverte marque une avancée significative dans notre compréhension des collisions de galaxies et des trous noirs supermassifs, offrant une opportunité unique d’étudier ces phénomènes cosmiques.
Source : Pour la Science


