Panique en orbite : un satellite devient incontrôlable lors d’une mission de sauvetage
La société américaine Katalyst Space a annoncé à la fin du mois de juillet 2026 qu’un problème majeur affecte son véhicule LINK, lancé le 3 juillet. Ce satellite avait pour mission de rehausser l’orbite du télescope Swift de la NASA. Toutefois, lors de sa mise en service, LINK a commencé à tourner sur lui-même, rendant la mission particulièrement complexe. Cette défaillance est d’autant plus préoccupante qu’il est rare de réussir à remorquer un satellite en orbite. LINK a perdu deux de ses trois volants d’inertie, essentiels pour contrôler son orientation, et une partie de ses propulseurs a également cessé de fonctionner.
Deux volants d’inertie et des propulseurs en rade
Mis en orbite par une fusée Pegasus larguée depuis un avion, LINK était encore en phase de rodage lorsque les problèmes ont commencé. Pendant le week-end, alors que les équipes effectuaient des vérifications de ses systèmes, le satellite a commencé à pivoter de manière accélérée. Deux de ses trois volants d’inertie ont cessé de répondre, et son circuit de propulseurs à gaz froid a perdu une partie de sa poussée. Cette rotation a entraîné des complications pour les liaisons radio, car l’antenne se détournait parfois de la Terre. Les équipes ont d’abord reçu des données par intermittence, avant de rétablir un lien plus stable. Malgré ces difficultés, le vaisseau conserve suffisamment d’énergie électrique et reste en contact avec ses opérateurs.
Un remorqueur spatial pour empêcher Swift de retomber
Le télescope Swift, lancé en 2004, est conçu pour détecter les sursauts gamma, des phénomènes lumineux signalant la mort d’étoiles massives. Au fil des ans, son orbite a progressivement diminué, le mettant en danger de retomber dans l’atmosphère terrestre. Selon des informations récentes de la NASA, le plan demeure de capturer Swift et de le repositionner en orbite. Il s’agit de la première fois que l’agence américaine confie à une entreprise privée le rehaussement d’un de ses observatoires, une opération qui pourrait prolonger la vie d’engins encore fonctionnels.
Stopper la toupie avant de viser le télescope
Les volants d’inertie restants ne suffisent plus à contrer la rotation de LINK. Les ingénieurs de Katalyst envisagent d’utiliser des moteurs électriques pour ralentir progressivement cette rotation. Les premières manœuvres ont déjà été engagées, bien que l’arrêt complet de la rotation puisse prendre plusieurs jours. L’ingénieur en chef de Katalyst, Kieran Wilson, a reconnu que le calendrier serré de la mission comporte des risques. Une fois la rotation stabilisée, l’équipe devra reprogrammer la navigation du satellite et déterminer avec la NASA si une nouvelle approche du télescope est viable.
Source : Katalyst Space, NASA


