Pourquoi certains pays exportateurs de pétrole décident d’augmenter leurs quotas de production
Alors que le conflit au Moyen-Orient continue de perturber le marché pétrolier mondial, plusieurs membres de l’OPEP+ ont choisi d’augmenter leur production. Une décision qui répond à des enjeux géopolitiques face à la montée en puissance des États-Unis, désormais premier producteur mondial de pétrole.
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Produire davantage peut sembler paradoxal alors que le détroit d’Ormuz est paralysé par l’Iran, limitant considérablement le trafic pétrolier mondial. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la production des pays du Golfe a été fortement affectée, poussant plusieurs d’entre eux à réduire leur extraction. Les tensions géopolitiques demeurent vives, sans perspective d’amélioration à court terme.
Cependant, la demande mondiale en pétrole ne faiblit pas. Les pays producteurs continuent donc d’extraire du pétrole brut pour reconstituer progressivement leurs stocks, tout en envoyant un message clair : il est essentiel de maintenir l’approvisionnement de l’industrie mondiale malgré le chaos actuel.
Cette décision d’augmenter les quotas de production a été adoptée par divers États membres de l’OPEP+, qui inclut les grandes pétromonarchies traditionnelles ainsi que des producteurs comme la Russie. La production russe est également touchée, non par le blocus du détroit d’Ormuz, mais par les frappes ukrainiennes sur ses infrastructures pétrolières.
Selon Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières à l’Université Paris-Dauphine, l’OPEP+ cherche principalement à maintenir ses parts de marché face à la montée des États-Unis, qui sont devenus le premier producteur mondial grâce aux hydrocarbures de schiste. En pleine guerre au Moyen-Orient, les pays producteurs du Golfe souhaitent préserver leur image et financer le redressement économique de la région.
Les conséquences de cette augmentation de production pourraient entraîner une instabilité accrue sur les marchés pétroliers, avec des fluctuations des prix du brut. Les automobilistes pourraient ainsi voir les prix à la pompe varier en fonction des tensions géopolitiques, tandis qu’un retour à des prix plus bas semble peu probable.
Source : Franceinfo


