Bételgeuse n’est plus seule : l’Observatoire de Paris débusque sa compagne
Une équipe dirigée par l’astrophysicien Miguel Montargès, à l’Observatoire de Paris, a annoncé fin juillet 2026 la découverte d’une seconde étoile proche de Bételgeuse. Cette confirmation, publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics, repose sur des images obtenues grâce au Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, situé au Chili. Ce résultat met un terme à des décennies de spéculations, car bien que des indices aient été relevés, aucun télescope n’avait réussi à isoler cet astre dans l’éblouissante lumière de la supergéante.
Un siècle de soupçons, une image pour trancher
L’idée d’une étoile cachée n’est pas nouvelle. Les astronomes ont observé des variations de l’éclat de Bételgeuse, suivant un cycle d’environ six ans. Une première annonce concernant la détection de ce voisin avait été faite un an auparavant, mais celle-ci avait été rapidement contestée en raison d’un manque de preuves visuelles. La confirmation est venue d’une observation réalisée en décembre 2024 avec l’instrument SPHERE, conçu pour photographier des exoplanètes.
Un jeune soleil noyé dans l’éclat de la géante rouge
Le compagnon de Bételgeuse, dont la masse est estimée entre 2,6 et 3,1 fois celle du Soleil, est encore à ses débuts et n’a probablement pas encore engagé ses réactions nucléaires. Il orbite à environ huit unités astronomiques de Bételgeuse, effectuant un tour en six ans. Sa jeunesse contraste avec celle de Bételgeuse, une supergéante rouge en fin de vie.
Le compagnon de Bételgeuse attendu de nouveau fin 2027
Ce voisin, surnommé Siwarha par certains astronomes, demeure une énigme. Sa proximité avec Bételgeuse pourrait offrir des indices sur les variations d’éclat de cette dernière, longtemps attribuées à ses pulsations. Les deux étoiles pourraient avoir été formées ensemble, faisant de Siwarha un témoin de la naissance de la supergéante.
Le compagnon atteindra sa plus grande distance apparente de Bételgeuse fin 2027, une occasion propice pour confirmer son orbite et mieux comprendre sa nature. Les astronomes prévoient de suivre son évolution d’ici là pour s’asr qu’il ne s’agit pas d’un simple mirage optique.
Source : Astronomy & Astrophysics


