Casser les cycles de reproduction : des bornes écologiques installées dans quatre crèches

À Blagnac, dix bornes anti-moustiques ont été installées dans quatre crèches municipales à la mi-mars. Face à un fléau qui perturbe la vie quotidienne des habitants de l’agglomération, un point est fait sur ce dispositif « respectueux de la santé et de l’environnement ».

Depuis la mi-mars, les crèches des Dauphins, Blanche-Neige, Neptune et Cassiopée accueillent ces bornes, respectivement trois, deux, trois et deux unités. Développées par la société toulousaine LAMI, ces bornes utilisent le biomimétisme pour attirer les insectes, en imitant la respiration humaine et l’odeur de la peau. Les moustiques sont ensuite aspirés et piégés dans un filet de capture, empêchant ainsi leur prolifération. Marie Salomon, cofondatrice de LAMI, précise : « Ça permet de capturer les femelles dès le début du printemps, pour casser les cycles de reproduction. » Elle souligne que l’effet est progressif et qu’il ne s’agit pas d’un insecticide, ce qui nécessite de la patience pour mer l’efficacité.

Les résultats dans les crèches de Blagnac semblent encourageants. Camille Mayzoué, première adjointe au maire, indique que les équipes sont satisfaites et qu’il est envisagé de déployer ces dispositifs dans les écoles et les espaces seniors. La municipalité se tourne vers ces solutions pour des raisons précises : « Notre priorité, c’est de développer des solutions qui sont fondées sur la nature, respectueuses de la santé humaine et environnementale. »

Cependant, ces bornes ne sont pas une solution universelle. Fabrice Vecchina, directeur du pôle écologie urbaine, explique que leur efficacité est limitée à un périmètre de dix à vingt mètres, ce qui les rend pertinentes pour les cours des crèches, mais inadaptées pour traiter l’ensemble du domaine public de Blagnac.

La municipalité a pris conscience de la problématique des moustiques ces dernières années, face à une « énorme attente de la part des habitants » et à une « situation sanitaire préoccupante ». Blagnac, étant une ville aéroportuaire, connaît des cas déclarés de virus Zika ou de dengue chaque année. En complément des bornes, la mairie prévoit d’autres mes, dont le lâcher de moustiques mâles d’ici 2027, projet qui nécessitera un budget bien plus conséquent.

Source : La Dépêche.

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