La SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) était à l’honneur dans le port du Rosmeur à Douarnenez (Finistère) ce samedi 1er août. Avec moins de marins professionnels mais plus de plaisanciers et d’actifs, la SNSM doit faire face à une évolution des profils recrutés en tant que bénévoles.
Durant cette saison estivale, les interventions de la SNSM de Douarnenez sont nombreuses. Un quart d’entre elles concernent des faits de négligence et d’imprudence de la part de plaisanciers. En raison de l’augmentation des coûts du carburant, l’association doit constamment chercher des financements, malgré l’aide précieuse de partenaires publics et privés pour l’achat de nouveaux équipements.
« On a besoin de trouver 50 000 euros par an pour des frais d’entretien, de fonctionnement, de loyer de la station. Pour les trouver, on organise des événements comme des fêtes et des promenades en mer. Le but est de faire découvrir aux gens le monde de la SNSM. Beaucoup pensent que nous faisons partie de l’État, un peu comme les pompiers. Non, nous sommes une association, tous bénévoles, vivant de dons et de mécènes », explique Gilles Hélias, président de la SNSM de Douarnenez.
En France, 10 000 bénévoles sont mobilisés pour 10 000 interventions de sauvetage par an. À Douarnenez, la station compte 38 bénévoles, un nombre jugé confortable, mais les profils évoluent. Des bénévoles de longue date, chefs d’entreprise, partagent leur expérience.
« On constate aujourd’hui qu’il y a de moins en moins de professionnels de la mer qui rejoignent la SNSM et de plus en plus de plaisanciers. Cela complique les astreintes, surtout lorsqu’il faut intervenir en pleine nuit et reprendre le travail le lendemain », estime Jean-Loup Thivet, nageur de bord bénévole depuis 20 ans. « La SNSM reste attractive, mais en termes de qualifications et de compétences, il faut de plus en plus de formations pour développer les compétences des bénévoles. Cela ne remplace pas une formation professionnelle sur le terrain. Aujourd’hui, les marins-pêcheurs nous manquent énormément », ajoute-t-il.
Une mission exigeante mais toujours passionnante pour Loïc Henaff, chef d’entreprise et conseiller régional. « L’état d’esprit change un peu, car il y a moins de marins pêcheurs, mais des plaisanciers très expérimentés. C’est enrichissant, mais il faudra s’adapter et s’écouter les uns les autres », souligne-t-il.
« La première des conditions est d’avoir envie de partager, de s’intéresser aux autres et de vivre dans le monde de la mer », conclut-il. La SNSM est une association qui vit grâce à des dons et des mécènes. Les dons peuvent être effectués sur leur site internet.
Source : France Télévisions

