Rachat des Girondins de Bordeaux : Un communiqué controversé en guise de condition de vente
Le rachat des Girondins de Bordeaux par le fonds d’investissement Sparta Capital a été annoncé ce dimanche dans un communiqué qui a suscité des réactions mitigées dans le Sud-Ouest. Ce dernier a été marqué par un éloge du bilan controversé de l’ancien propriétaire, Gérard Lopez, qui a suscité la colère des supporters. Selon David Gluzman, journaliste spécialisé dans le club, ce communiqué serait « une condition de vente » imposée par Lopez lui-même.
Le communiqué de ce dimanche a évoqué le début d’un nouveau chapitre pour le club, avec Sparta Capital prenant le contrôle à 100%. Il a remercié Gérard Lopez pour son engagement, soulignant que la reprise par Jogo Bonito avait sauvé le club de la disparition. Ce ton laudatif a été mal perçu par de nombreux supporters, qui rappellent que le club a chuté de la Ligue 1 à la quatrième division sous sa gestion, sans réinvestissement significatif.
David Gluzman a commenté ce communiqué lors de son intervention sur RMC, affirmant que « ce communiqué était une condition sine qua non à l’abandon de ses créances ». Il a précisé que la clause de retour à meilleure fortune aurait pu coûter jusqu’à 12 millions d’euros à Gérard Lopez en cas de remontée du club.
En parallèle, un mouvement de contestation a émergé parmi les Ultras Marines, qui ont critiqué Lopez pour son manque d’investissement, malgré des pertes estimées à 72 millions d’euros. Gluzman a souligné que Lopez avait constamment repoussé ses engagements financiers, ce qui a contribué à la crise du club.
Concernant l’avenir des Girondins, le fonds Sparta Capital n’a pour l’heure versé que la moitié de la somme nécessaire pour sécuriser le budget, condition essentielle pour envisager un retour en championnat. Le CNOSF a accordé un nouveau délai pour le versement, suite à une lettre d’intention des investisseurs.
Source : RMC, Sud-Ouest.


