Incendies : les pompiers continuent de batailler contre les reprises de feu dans le Var et en Gironde
Les pompiers luttent sans relâche contre les reprises de feu dans le Var et en Gironde. Malgré des zones stables, la tâche s’annonce longue et complexe, avec des conditions météo défavorables et des foyers persistants.
Ce dimanche 2 août, les pompiers continuaient de batailler pour contenir les reprises de feu dans le Var et en Gironde, une tâche qui s’annonce laborieuse même si les zones touchées par les incendies sont restées stables. Dans le Var, le sinistre qui s’est déclaré vendredi n’est « pas encore fixé et ce n’est pas à l’ordre du jour, tant qu’on aura des points chauds », a prévenu le patron des pompiers du département, Éric Grohin. Son extinction constituera « un travail de longue haleine qui va durer plusieurs jours », a-t-il averti.
La vigilance reste de mise pour les soldats du feu : le vent changeant peut atteindre les 35 km/h, les températures dépassent parfois dans le département les 36 °C et le taux d’humidité avoisine les 15 à 25 %, a souligné le commandant des opérations de secours, le lieutenant-colonel Christophe Pasquini.
Ce brasier a parcouru environ 1 800 hectares et s’est déclenché au sud d’un autre important incendie, fixé il y a quatre jours près du massif du Gros Bessillon. Dans ce département coutumier des feux, environ 6 300 hectares de la « Provence verte », entre mer Méditerranée et gorges du Verdon, ont été parcourus par les flammes en douze jours. Quelque 2 500 personnes ont dû être évacuées.
Les habitants des cœurs de villages de Montfort-sur-Argens et Correns, contraints de rester à domicile depuis deux jours, ont été momentanément déconfinés dans la matinée, avant que la route ne soit de nouveau réservée aux secours « pour ne pas gêner les déplacements », a ajouté M. Grohin.
Pour les 1 500 pompiers déployés sur place, l’« objectif » est de « rasr la population » en faisant en sorte que plus aucune maison « ne soit brûlée », selon le commandant des opérations de secours. Dans le village de Correns, plus d’une dizaine de maisons ont été détruites par le feu, selon la mairie.
En Gironde, le mégafeu a dévoré 42 000 hectares en l’espace de onze jours. La situation était « stable » dimanche matin, selon la préfecture. Bien que le mégafeu, fixé depuis samedi, « n’évolue plus », il n’est toutefois pas « éteint ». Des reprises de feu à la marge dans les foyers encore actifs ont eu lieu durant la nuit de samedi à dimanche.
Dans ce département très dépendant du tourisme, la plupart des habitants évacués ont pu retrouver leurs domiciles, mais certains commerçants s’inquiètent de l’effet des incendies sur leur activité.
En Gironde, des sapeurs-pompiers ukrainiens, lituaniens et polynésiens sont attendus. Leur travail d’extinction pourrait durer « jusqu’aux pluies de l’hiver » et le feu pourrait couver pendant « plusieurs mois » en sous-sol sec et tourbeux, selon les pompiers.
(Source : La Tribune)


