Cuba s’oriente vers une économie de marché : ouverture de nouveaux secteurs à la concurrence
Cuba a franchi une nouvelle étape significative vers l’économie de marché en libéralisant divers secteurs auparavant réservés aux entreprises d’État. Cette décision survient alors que l’île, confrontée à des difficultés économiques exacerbées par le blocus américain sur le pétrole, cherche des solutions pour relancer son économie.
Les autorités cubaines ont annoncé ce mercredi que des secteurs tels que les stations-service, les pharmacies, les installations portuaires, la gestion des déchets et les énergies renouvelables sont désormais accessibles aux entreprises privées. Cette libéralisation fait suite à l’approbation par le Parlement d’un ensemble de 176 mes visant à favoriser l’économie de marché.
La nouvelle réglementation élargit considérablement le champ d’action des entrepreneurs sur l’île, indiquent les médias d’État. Parmi les activités désormais permises, on trouve la distribution d’essence, les services pharmaceutiques, les maisons de retraite, et l’exploitation pétrolière et minière sous certaines conditions. Selon les autorités, plus de 15 000 petites et moyennes entreprises sont actuellement en activité à Cuba, un chiffre révélateur de l’accélération de l’approbation de ces structures depuis leur autorisation en 2021. Ces entreprises représentent plus de la moitié du commerce de détail en 2025.
Dans le domaine de la santé, les soins demeurent sous la responsabilité de l’État, garantissant des services hospitaliers gratuits à la population. L’éducation reste également un secteur public, bien qu’une ouverture limitée ait été faite pour les services de garde d’enfants et de soutien scolaire. D’autres secteurs stratégiques, tels que les médias et les télécommunications, restent sous contrôle étatique.
Ces réformes marquent un tournant historique pour Cuba, un pays dont l’économie socialiste centralisée est en crise et subit une pression croissante de la part des États-Unis. La situation est d’autant plus complexe avec le blocus pétrolier en cours, qui a déjà conduit à des pénuries de nourriture, de carburant, d’eau potable et de médicaments.
Source : BFM TV


