Ce que notre culte du fitness dit de nous et du monde

Ce que notre culte du fitness dit de nous et du monde

L’engouement pour le fitness a pris une ampleur considérable au cours des dernières décennies, transformant les salles de sport en véritables temples de la performance et de l’esthétique corporelle. Koen Haegens, journaliste néerlandais, décrit cette évolution en soulignant qu’autrefois, l’adhésion à une salle de sport coûtait une dizaine d’euros par mois et attirait principalement des personnes âgées souhaitant socialiser autour d’un café. Aujourd’hui, cette dynamique a évolué vers un véritable culte du corps et de la performance.

La privatisation des loisirs

Le fitness, qui était encore marginal aux Pays-Bas dans les années 1990, a connu une croissance « vertigineuse ». Actuellement, environ 3,9 millions de Néerlandais, soit plus de 20% de la population, pratiquent cette activité au moins une fois par semaine. Parmi les lycéens, la salle de sport est devenue l’activité sportive numéro un, surpassant le football. Cette transformation s’accompagne d’une privatisation des loisirs, où des entreprises séduisent le public avec des promesses de flexibilité, de santé et de beauté.

Données et statistiques

Selon des données récentes, le marché du fitness en Europe continue de croître, avec une augmentation de 5% des adhésions par an. En France, plus de 6 millions de personnes sont inscrites dans des salles de sport, un chiffre en constante augmentation, indiquant une tendance similaire à celle observée aux Pays-Bas.

Conséquence directe

Cette évolution vers le fitness et la performance physique reflète une société qui valorise de plus en plus l’individualisme et la responsabilité personnelle en matière de santé. Le professeur Jürgen Martschukat souligne que cette tendance est le reflet d’une époque où la responsabilité de la santé est largement déléguée aux individus, s’inscrivant dans un idéal de performance et de rendement personnel.

Source : De Groene Amsterdammer

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