On vient pour la cathédrale, on tombe amoureux du reste : Albi sous le soleil d’août

Chaleur écrasante, ruelles baignées de soleil et valises qui roulent sur les pavés : malgré les 36 °C affichés ce dimanche 2 août, les visiteurs continuent d’affluer à Albi. Si la cathédrale Sainte-Cécile demeure le passage obligé, beaucoup affirment être conquis par une ville qui réserve bien d’autres surprises.

Un peu avant l’heure où le thermomètre tutoie les 36 °C, les rues du centre historique d’Albi ne désemplissent pas. En sortant acheter leur pain ou La Dépêche, difficile de ne pas croiser des familles chargées de valises, des couples avec une carte de la ville à la main ou des touristes en quête d’un coin d’ombre. Les Espagnols sont nombreux, comme chaque été, mais les visiteurs viennent de toute la France et parfois de beaucoup plus loin. Tous ont une bonne raison d’être là. Une seule question leur est posée : qu’est-ce qui vous a le plus marqué à Albi ?

Pour Sandrine et Pierrick, trentenaires venus de Châteauroux, la découverte est toute récente. Après une étape à Toulouse, le couple poursuit son séjour dans le Tarn. « C’est une très chouette ville, qui ressemble un peu à Toulouse, mais à taille plus humaine », sourit Pierrick, professeur d’EPS. Impossible, , de faire l’impasse sur Sainte-Cécile. « Il y fait frais, c’est agréable, et je ne m’attendais pas à découvrir une décoration aussi riche en entrant », raconte Sandrine, cadre de santé.

Pour Luc et Solange, arrivés de Sarreguemines, le véritable charme d’Albi se niche ailleurs. Installés à l’ombre du cloître Saint-Salvy pour la pause déjeuner, les deux comptables savourent « la douceur de vivre albigeoise ». « On prend le temps de flâner, il y a des petites places partout, beaucoup de verdure et une ambiance très paisible », glisse le couple, conquis par un rythme bien différent de celui de leur quotidien.

Quelques centaines de mètres plus loin, la passerelle sur le Tarn attire les appareils photo. Sarah, venue en vacances avec son enfant, immortalise le panorama. « J’étais déjà venue il y a cinq ans. La passerelle n’existait pas encore. Ça offre un point de vue complètement différent sur la cathédrale et le Tarn. » Dans son programme de l’après-midi figure une balade en gabarre, histoire de découvrir la cité épiscopale depuis la rivière.

À la terrasse de Cali, place Saint-Salvy, Carmen et Jordi profitent d’une pizza avant de poursuivre leur visite. Les deux Catalans racontent avoir assisté, la veille, à un tribute consacré à Dalida sur la place du Vigan. « L’ambiance était formidable », glissent-ils, séduits par cette animation estivale qui prolonge les journées jusque tard dans la soirée.

Au bout de la rue Peyrolières, une glace à la main devant Moustache, Pauline résume finalement ce que beaucoup semblent ressentir. Cette Marseillaise de 32 ans connaît déjà Albi, mais y revient avec le même plaisir. « On vient d’abord pour visiter la cathédrale, le palais de la Berbie et ses jardins, puis on se perd et on tombe amoureux du reste. »

Derrière ses monuments emblématiques, la cité révèle surtout un art de vivre, des ruelles pleines de charme, des places animées et des points de vue inattendus. Même sous une chaleur accablante, c’est souvent cela que les visiteurs emportent avec eux.

Source : La Dépêche

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