À Touba, les retombées économiques du Grand Magal en nette hausse
Ce dimanche 2 août, des dizaines de milliers de pèlerins se retrouvent à Touba pour le Grand Magal, le plus grand rassemblement religieux du Sénégal. L’événement commémore l’exil, en 1895, de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
Au-delà de la ferveur spirituelle qui l’entoure, ce rendez-vous confirme son rôle économique majeur d’année en année. Selon une étude présentée le 28 juillet par l’université Alioune Diop de Bambey et l’université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, les retombées économiques du Grand Magal sont estimées à 630 milliards de francs CFA, soit deux fois et demi plus qu’en 2017, où elles étaient évaluées à 250 milliards de francs CFA.
Cette progression s’explique par la croissance démographique de Touba et l’évolution du sens attribué à l’événement. Le professeur Souleymane Astou Diagne, économiste ayant coordonné l’étude, souligne que l’affluence pourrait dépasser les 5 millions de pèlerins, entraînant une consommation accrue.
Les retombées économiques s’étendent bien au-delà de la ville sainte. Les services financiers bénéficient également de cette dynamique, avec une augmentation d’au moins 60 % du chiffre d’affaires des opérateurs de mobile money durant cette période. Les éleveurs et agriculteurs de tout le pays profitent également de cet événement, avec plus de 600 000 poulets et au moins 100 000 ruminants sacrifiés pendant le Magal pour répondre à la demande.
De plus, le Grand Magal est devenu un véritable rendez-vous d’affaires, attirant un nombre croissant de commerçants venant de pays voisins tels que le Mali, la Mauritanie et la Guinée.
Source : RFI


