Le Petit Train de La Mure : Restauration de Voitures Historiques
Plus d’un siècle après leur mise en service, plusieurs voitures historiques du Petit Train de La Mure retrouvent aujourd’hui les rails à l’issue d’un important programme de restauration mené par les équipes du site. Cet investissement de 34 millions d’euros est porté conjointement par le département de l’Isère (75 %) et la société d’ingénierie et de développement d’infrastructure EDEIS, qui exploite la STML (Société du Train de La Mure).
Cette nouvelle étape s’accompagne de l’arrivée de Pierrik Géranton à la direction de l’exploitation. La STML emploie 10 salariés permanents.
Témoin de l’activité minière
Au début du XXe siècle, le Train de La Mure s’impose comme l’une des grandes innovations ferroviaires françaises. Conçue pour desservir le bassin minier de la Matheysine, 30 km au sud de Grenoble, la ligne de 15 km entre La Mûre et le Grand Balcon est parcourue en 50 minutes et participe aux premières expérimentations de traction électrique en montagne.
Durant des décennies, ces voitures transportent les mineurs vers les exploitations de charbon, acheminant également marchandises, colis et produits agricoles. Avant de devenir une attraction touristique, le Train de La Mure constitue un maillon essentiel de la vie économique et sociale de la Matheysine, un plateau à 900 mètres d’altitude du massif du Taillefer.
C’est dans ce contexte que sont mises en service, à partir de 1915, plusieurs voitures voyageurs qui constituent aujourd’hui une partie remarquable du patrimoine roulant du réseau. À leur arrivée sur la ligne, ces véhicules représentent ce qui se fait alors de plus moderne, offrant une meilleure stabilité grâce à leurs bogies et disposant d’équipements innovants pour l’époque, tels que l’éclairage électrique et le chauffage.
Patrimoine vivant
Pour préserver ce patrimoine vivant, les équipes du Petit Train de La Mure ont engagé un important programme de restauration. Les travaux ont porté sur l’aspect patrimonial des véhicules et sur leurs équipements techniques. L’ensemble des menuiseries a été repris pour retrouver l’apparence des voitures d’origine, tandis que les lampes de toiture et l’installation électrique ont été remplacées. Les caisses et châssis ont bénéficié d’une reprise complète de peinture.
Un travail conséquent a également été mené sur les organes techniques, incluant la révision du système de freinage et la reprise de la timonerie. Les différents organes de roulement et de sécurité ont fait l’objet d’opérations de contrôle, de restauration et de mise en conformité, avec le changement de 1 500 traverses.
Source : Le Journal des Entreprises


