Augmentation des violences contre les personnes LGBTQIA+ en entreprise : un baromètre alarmant

D’après un baromètre publié fin avril, si l’invisibilité des personnes LGBTQIA+ tend à diminuer dans le monde du travail, près de 68 % des personnes issues de la communauté ont déjà entendu des insultes ou des expressions LGBTphobes en entreprise.

Didier, un homme de 50 ans, témoigne de ce climat peu favorable. Il rapporte des réflexions de collègues telles que : « Ils ne vont quand même pas avoir plus de droits […] on va aller jusqu’où après. » Entre blagues machistes et remarques sur la gay pride, Didier se sent contraint à l’autocen, évitant de partager des aspects de sa vie personnelle et fuyant les afterworks pour se « mettre petit à petit au placard. »

Selon un baromètre de l’association Autre cercle, en partenariat avec l’Ifop, 36 % des salariés LGBTQIA+ déclarent avoir été victimes d’agression, une hausse de huit points par rapport à 2024. Cette auto-cen est fréquente, avec près de 41 % des salariés de la communauté ne déclarant pas leur conjoint sur leur mutuelle. Les secteurs du BTP et de l’agriculture sont particulièrement touchés, avec 51 % et 47 % des personnes concernées ayant déclaré des discriminations, contre 29 % dans l’administration.

Cependant, l’invisibilité des personnes LGBTQIA+ semble régresser, avec 72 % des salariés aujourd’hui visibles dans le monde du travail, soit une augmentation de 19 points par rapport à il y a cinq ans. Didier note une évolution positive dans les interactions avec ses collègues, qui utilisent des termes plus inclusifs.

Guillaume Savoie, président de l’association Autre cercle, souligne que l’engagement des employeurs en matière d’inclusion peut augmenter le bien-être des salariés de 28 % et réduire les violences physiques de six fois. Pourtant, plus d’un tiers des salariés LGBT rapportent des discriminations de la part de leur direction, une augmentation de 12 points par rapport à 2024.

Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les personnes transgenres et non-binaires, avec près de 65 % d’entre elles déclarant avoir subi au moins une discrimination dans leur organisation.

Cet article s’appuie sur le baromètre d’Autre cercle et a été publié pour la première fois en avril 2026.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *