Épuisée par l’hôpital public, une infirmière opte pour l’intérim et un rythme de travail réduit
Après plusieurs années au sein de l’hôpital public, Sandra, infirmière pendant sept ans au Centre hospitalier universitaire de Pontchaillou à Rennes, a pris la décision de changer de voie pour préserver sa santé et retrouver un meilleur équilibre de vie. En rejoignant l’intérim médical, elle a pu réorganiser son emploi du temps, ne travaillant désormais que quelques jours par semaine tout en maintenant une rémunération comparable à celle qu’elle percevait auparavant.
Des années difficiles au service des patients
Comme de nombreux soignants, Sandra a été profondément affectée par la crise sanitaire. Après avoir multiplié les gardes durant la pandémie de Covid-19, elle a commencé à ressentir les symptômes de l’épuisement professionnel. Elle évoque des problèmes de santé tels que la fatigue permanente, des troubles du sommeil, des infections répétées et des douleurs physiques. « Je faisais régulièrement des chutes de tension, j’attrapais tous les virus que je croisais, je dormais très mal », témoigne-t-elle. Un épisode marquant, où elle s’est blessée au dos en ramassant le ballon de son fils, l’a poussée à réfléchir à son avenir professionnel.
Ne pouvant continuer dans ces conditions, elle a choisi de quitter la fonction publique hospitalière pour se tourner vers l’intérim, un secteur qu’elle connaissait grâce à des collègues. En mars 2022, elle a contacté deux agences spécialisées et a rapidement constaté que les établissements de santé recherchaient activement des infirmiers intérimaires, ce qui lui a permis de négocier son rythme de travail.
Un nouveau rythme et une rémunération intéressante
Sandra travaille désormais trois jours par semaine, principalement les lundis, mardis et jeudis. Elle effectue des missions de 12 heures dans des EHPAD, des centres de soins médicaux et de réhabilitation, ainsi que dans des cliniques privées en Ille-et-Vilaine. « Cela fait quatre ans que je travaille de cette manière et que j’ai enfin davantage de temps à consacrer à ma famille », déclare-t-elle.
Actuellement, elle travaille entre 30 et 40 heures par semaine. Lors de son emploi à l’hôpital public, elle percevait environ 2 400 euros bruts par mois, équivalant à près de 1 990 euros nets pour un temps plein. Aujourd’hui, son salaire varie entre 1 900 et 2 200 euros bruts par mois, primes comprises, pour un emploi de trois jours par semaine. Cette variation salariale est due aux indemnités spécifiques liées à l’intérim, notamment une indemnité de fin de mission de 10 % de sa rémunération brute et une indemnité compensatrice de congés payés de 10 %. De plus, elle peut recevoir des indemnités de déplacement ou des primes en cas de remplacements urgents.
Cette reconversion illustre les défis auxquels font face de nombreux professionnels de santé, ainsi que les opportunités qu’offre le secteur de l’intérim pour améliorer les conditions de travail et la qualité de vie des soignants.
Source : Cadre Emploi


