Décès dans un institut de beauté à Nice : la gérante et la praticienne en détention provisoire
Après le décès d’une jeune femme de 25 ans dans un salon esthétique à l’ouest de Nice, survenu le lundi 27 juillet 2026, deux femmes et un homme ont été présentés ce jeudi à un juge. Les deux femmes, âgées de 36 et 28 ans, ont été placées en détention provisoire.
Les circonstances de ce tragique événement se précisent. Selon un communiqué du procureur de la République de Nice, la jeune femme s’était rendue dans cet institut pour des injections de botox destinées à gonfler ses fessiers. Après une piqûre de lidocaïne, un anesthésiant, elle a fait un malaise. La praticienne, qui devait procéder à l’injection de botox, a tenté de réanimer la victime, mais les secours n’ont pas pu la sauver.
Rapidement, trois personnes ont été placées en garde à vue : la gérante du salon, la femme qui a effectué l’injection et son mari. Des perquisitions ont révélé la présence de médicaments, de seringues et de produits en provenance d’Asie. Une somme d’argent liquide a également été retrouvée.
D’après les premières auditions, la femme qui devait réaliser l’injection n’avait aucune formation spécifique et intervenait par le biais du bouche-à-oreille depuis 2022, ayant été sollicitée par la gérante via les réseaux sociaux. La gérante a déclaré qu’elle ne proposait que des soins du visage et du blanchiment dentaire, précisant qu’elle louait son salon à d’autres prestataires, sans être au courant des pratiques réalisées.
Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire, mise en danger d’autrui, exercice illégal de la profession de médecin, et détention de médicaments à usage humain falsifié. En tout, une douzaine d’infractions ont été relevées. La gérante et la femme à l’origine de l’injection ont été mises en examen et placées en détention provisoire, tandis que l’homme a été mis sous contrôle judiciaire.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte préoccupant de développement d’activités illicites et dangereuses liées aux injections esthétiques, comme l’a souligné le procureur. Des affaires similaires ont récemment été traitées, entraînant des condamnations pour des injections clandestines.
Source : ici.fr


