FIFA : Perte de confiance, appel à la démission, Infantino peut-il tenir ?
Gianni Infantino, président de la FIFA, a annoncé l’abandon de son projet controversé de création de la FIFA Forward Enterprise (FFE), une structure destinée à accueillir des investisseurs privés pour gérer les activités commerciales et événementielles de l’instance. Malgré ce recul, la confiance des fédérations semble durablement ébranlée, et des appels à sa démission se multiplient.
Contexte factuel
Le projet de la FFE avait suscité de vives critiques, notamment des craintes concernant une marchandisation du football et des conflits d’intérêts potentiels. Face à une opposition croissante, Infantino a reconnu les « divisions » engendrées par cette initiative. Son abandon fait suite à plusieurs revers, dont la menace de boycott de la Coupe du monde par l’UEFA, le rejet du projet par la Concacaf, et la démission de son principal conseiller, Carlos Cordeiro.
Données ou statistiques
Infantino, en poste depuis 2016, est actuellement le seul candidat déclaré à sa succession lors du congrès de 2027. Avant cette polémique, il bénéficiait du soutien de plus de 200 des 211 fédérations membres. Cependant, ce soutien apparaît désormais plus fragile. L’UEFA et d’autres confédérations, comme la Concacaf et l’AFC, ont exprimé des préoccupations concernant la gouvernance de la FIFA, évoquant une « rupture de confiance fondamentale ».
Conséquence directe
Si l’UEFA parvient à rassembler le soutien nécessaire pour une motion de défiance, un vote pourrait être organisé parmi les 211 associations membres. Les trois confédérations qui se sont opposées au projet représentent 143 des 211 associations, illustrant l’isolement croissant d’Infantino au sein de l’instance. La suite des événements dépendra de la capacité d’Infantino à restaurer la confiance ou si cette situation marque le début d’une contestation plus profonde de son autorité.
Source : RFI


