Bloctel tire sa révérence… et après ?
Le 11 août 2026, la plateforme Bloctel fermera officiellement ses portes. Créée pour permettre aux consommateurs de s’opposer au démarchage téléphonique, cette initiative ne parviendra pas à endiguer le phénomène des appels non sollicités. Elle est remplacée par la loi n°2025-594 du 30 juin 2025, qui interdit désormais le démarchage téléphonique sans le consentement explicite du consommateur. Cette réforme marque un tournant significatif dans la protection des consommateurs en France.
Contexte factuel
Lancée en 2016, Bloctel avait pour objectif de réduire les appels commerciaux indésirables en permettant aux utilisateurs de s’inscrire sur une liste d’opposition. Cependant, une étude de l’UFC-Que Choisir révèle que 72 % des Français recevaient encore des appels de démarchage au moins une fois par semaine, malgré leur inscription, et 38 % affirmaient en recevoir quotidiennement. Les témoignages sur la plateforme Services Publics + soulignent également la frustration des utilisateurs face à un système jugé inefficace et complexe.
Données ou statistiques
La loi de 2025 introduit des changements majeurs : le démarchage téléphonique sera interdit par défaut, sauf si le consommateur a donné son accord explicite, libre et révocable. Cela met fin à la nécessité de s’inscrire sur une liste pour dire « non ». De plus, la charge de la preuve repose désormais sur les entreprises, qui doivent démontrer qu’elles ont obtenu le consentement des consommateurs avant de les contacter.
Conséquence directe
Bien que cette réforme soit perçue comme une avancée pour la protection des consommateurs, des inquiétudes demeurent quant à son application. Les fraudeurs pourraient continuer à exploiter des méthodes telles que le spoofing de numéros ou les robocalls. La lutte contre ces pratiques nécessitera des moyens renforcés pour garantir l’efficacité de la nouvelle législation.
Source : UFC-Que Choisir, Services Publics +.


