Apnée du sommeil : un implant innovant remboursé pour les cas les plus graves proposé près de Reims
La polyclinique de Bezannes (Marne), située en banlieue rémoise, propose en exclusivité pour la région Champagne-Ardenne un implant destiné à lutter contre l’apnée du sommeil. Ce dispositif est envisagé comme une solution de dernier recours, lorsque d’autres traitements, tels que les gouttières ou les masques de ventilation en pression positive continue (PPC), se sont révélés inefficaces.
L’apnée du sommeil est un problème de santé majeur, entraînant fatigue accrue, somnolence, baisse de l’oxygène dans le sang, réduction de l’espérance de vie et augmentation des risques de maladies cardiovasculaires. À la polyclinique de Bezannes, un implant d’origine américaine, dénommé Inspire, est proposé depuis mai 2026. Cette technologie, qui stimule le nerf hypoglosse pour éviter l’obstruction des voies respiratoires pendant le sommeil, a déjà bénéficié à 150 000 personnes à travers le monde.
Le 31 juillet 2026, la quatrième implantation de ce dispositif a eu lieu à Bezannes. Le Dr Tala Nasser, chirurgien otorhinolaryngologiste, a expliqué que l’intervention nécessite une incision de quatre centimètres sous la mâchoire pour accéder et isoler le nerf hypoglosse. Ce nerf est ensuite relié à un boîtier de pacemaker, qui sera activé un mois après l’opération pour détecter les mouvements respiratoires et stimuler la langue afin de maintenir les voies respiratoires ouvertes.
La pneumologue Juliette Nardi a précisé que des consultations de sélection sont mises en place pour évaluer les contre-indications potentielles, en utilisant des examens comme la polysomnographie et l’endoscopie du sommeil. Le coût de l’implant est estimé à 23 000 euros, en plus des frais de l’intervention, qui dure environ deux heures. Depuis 2024, l’Assurance maladie rembourse cet implant, considérant que son coût est amorti au bout de six années, étant donné que l’apnée du sommeil non traitée peut entraîner des hospitalisations fréquentes.
Cette innovation s’inscrit dans un contexte plus large de progrès médical, comme en témoigne la récente quadruple greffe de reins réalisée au centre hospitalier universitaire de Reims, impliquant huit patients dans une opération sans précédent pour maximiser la compatibilité des dons.
Source : France 3 Champagne-Ardenne


